Mali : «Le risque, c’est que l’on s’engage dans un combat extrêmement long» - France - RFI

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Mali : «Le risque, c’est que l’on s’engage dans un combat extrêmement long»

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Au Mali, l'Armée française annonce avoir tué plus d'une vingtaine d'islamistes armés depuis lundi lors d'une opération menée au nord de Kidal. L'opération Panthère IV vise à localiser et neutraliser les terroristes islamistes qui s'y sont réfugiés. C'est le plus important combat au sol contre des jihadistes depuis l'arrivée de la France au Mali. Le colonel Michel Goya, directeur d'étude à l'IRSEM, l'Institut de Recherche Stratégique de l'Ecole Militaire à Paris était l'invité de RFI.

RFI : L’armée française est-elle rentrée dans une nouvelle phase, depuis ce lundi 18 février, en combattant au sol les jihadistes dans les montagnes des Ifoghas au nord du Mali ?

Colonel Goya : Oui. C’est-à-dire que les forces françaises s’efforcent de contrôler la zone et plus particulièrement le nord de l’Adrar des Ifoghas, qui est une zone très difficile d’accès. Et donc les Français notamment, se sont emparés de la Vallée du Tilemsi, qui va de Kidal jusqu’à Tessalit, presque jusqu’à la frontière algérienne. C’est là que se sont déroulés les combats de ce mardi.

Cette opération surnommée « Panthère IV », que vise-t-elle ? Quel est son objectif ?

Son objectif c’est de rechercher. Rechercher et détruire les éléments rebelles qu’on pourrait y découvrir, et peut-être même, surtout, les tenir. Et donc, empêcher une éventuelle fuite, ou même des déplacements simplement, le long de cet axe. Il s’agit encore une fois, de bloquer cette région nord de l’Adrar des Ifoghas, et d’empêcher toute sortie, toute fuite -éventuellement de nos otages- très près de la frontière algérienne.

Cela veut dire que les jihadistes ont été pris en tenaille, et que là, ils ne pouvaient plus fuir, ou est-ce qu’ils ont changé de stratégie et qu’ils avaient des choses à protéger, là où les Français sont venus les trouver ?

Oui, lors de cette opération « Panthère », qui est une opération aéroterrestre, on a détruit un certain nombre de dépôts dans la région. Les rebelles disposaient apparemment, de plusieurs mitrailleuses, leurs positions étaient tenues. Soit ils protégeaient peut-être certains sites particuliers, particulièrement précieux pour eux, comme les dépôts de carburant, par exemple, soit – et c’est peut-être moins vraisemblable – ils recherchaient ouvertement le combat contre les forces françaises.

Donc protéger, on peut tout imaginer, y compris protéger les otages français ?

Oui. Il est quand même peu probable qu’ils soient dans cette région précisément. Il est beaucoup plus probable qu’ils soient vraiment dans le nord de l’Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne. C’est une zone qui est beaucoup plus favorable pour se dissimuler, avec de nombreuses vallées et des grottes, etc. Ce qui n’est pas, a priori, pas tout à fait le cas de l’endroit où ont eu lieu les combats de ce mardi 20 février.

Ils ont eu lieu, précisément où ?

Ils ont eu lieu au sud de la ville de Tessalit, 50 kilomètres au sud de cette ville. C’est un axe qui va de Kidal jusqu’à l’Algérie, et c’est un axe de franchissement traditionnel. C’est un axe de tous les trafics, je dirais, dans la région.

Et là tout le monde joue le jeu ? Y-a-t-il une coopération régionale en la matière ?

Oui, incontestablement.

Stratégiquement, est-ce que ce combat au sol revêt un avantage militaire pour l’armée française ?

Bien sûr. C’est-à-dire qu’avec les moyens aériens on peut faire beaucoup de choses. Mais il y a aussi de nombreuses limitations. C’est très utile pour détruire des cibles relativement importantes, comme des dépôts. Maintenant, si on veut chercher des individus, si on veut chercher des groupes, si on veut leur faire vraiment du mal, on est quand même obligés d’aller les chercher au sol. D’aller les traquer, pour ensuite éventuellement les détruire, par le moyen aérien, notamment les hélicoptères. C’est à priori l’élément central, d’ailleurs, des combats qui ont eu lieu ce mardi.

Alors au sol justement, les Français ne sont pas seuls.

Non. Les Français sont systématiquement accompagnés de forces maliennes. Il y a des forces tchadiennes également, qui sont plutôt dans la région de Kidal, qui complètent le dispositif. On fait appel également aux Touaregs, certaines milices touarègues, qui sont d’une grande utilité de par leur connaissance du milieu.

« Panthère IV » c’est une opération qui est faite pour durer ?

Oui. Au moins le temps que l’on trouve nos otages, et puis le temps d’éliminer les bandes d’Aqmi. La France a concentré beaucoup de moyens de renseignements au-dessus de cette zone. Nous avons des avions Atlantique 2, qui font de l’écoute, nous avons des satellites qui passent régulièrement au-dessus de la zone, nous avons déployé des drones Harfang. Donc, il y a une très grande concentration de moyens de renseignements. Techniques, essentiellement, mais aussi humains, avec la population locale. Son attitude sera certainement essentielle, dans la suite des événements.

On a une idée du nombre de jihadistes qui se cachent dans ce secteur-là ?

C’est extrêmement difficile à déterminer. Plusieurs centaines, probablement.

Quels sont les principaux risques rencontrés sur une opération comme celle-là ?

Les risques, c’est que l'on s’engage dans un combat extrêmement long, dans une recherche extrêmement longue, difficile, d’adversaires un peu insaisissables, qui auraient la capacité de franchir assez facilement les frontières. Et donc, on peut s’engager sur quelque chose qui peut être très long. Je pense que c’est le risque essentiel.

Le deuxième risque c’est aussi des représailles sous forme d’actes terroristes, comme on peut le voir au nord du Cameroun, par exemple ?

Oui, ça c’est le risque global de toute cette opération, et on le savait depuis le début. C’est-à-dire qu’il était évident que nos adversaires allaient jouer de ce mode d’action indirecte, frapper des intérêts français, des ressortissants. Soit les adversaires directs que l’on affronte, comme le Mujao ou Aqmi, mais aussi d’autres organisations alliées, comme Boko Haram, qui est probablement à l’origine d’enlèvements de ce mardi.

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