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Diango Cissoko: «pas de lien avéré» entre les enlèvements au Cameroun et l'intervention au Mali

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Le Premier ministre malien, Diango Cissoko, achève une visite à Paris, où il a rencontré les ministres français de la Défense et des Affaires étrangères. Il revient sur l'enlèvement des sept Français au Cameroun, sur le dernier a accrochage meurtrier au nord du Mali et sur les disparus de Tombouctou.

RFI : Pour les sept otages français enlevés au Cameroun, pensez-vous que l'enlèvement a pu être préparé par Aqmi, en représailles à l’action militaire de la France dans votre pays ?

Diango Cissoko : Ma conviction, c’est qu’il n’y a pas de lien avéré.

Malgré les contacts fréquents entre Aqmi et Boko Haram ?

Malgré ces contacts, il n’y a pas de lien avéré entre ce qui s’est passé au Cameroun et ce qui se passe actuellement au Mali.

Le violent accrochage de mardi entre les Français et les jihadistes, dans le massif des Iforas dans le nord du Mali, n'est-il pas le signe que la guerre va être plus dure que prévu ?

Non, je ne pense pas. L’essentiel des opérations militaires d’envergure est fait. Ce qui se passe dans le nord-est aujourd’hui est moins dur que ce qui s’est passé dans la région de Mopti, dans la région de Tombouctou et dans la région de Gao. Je pense que le plus dur est passé. Maintenant, il reste pour le Mali, la phase de sécurisation et de stabilisation du pays.

Mais depuis le 11 janvier, c’était la première fois, mardi 19 février, qu’un soldat français était tué. N’est-ce pas la preuve que les combats sont plus durs que ce à quoi on s’attendait ?

C’est le terrain qui est peut-être plus dur, et peut-être les Français ne s’attendaient pas à une telle résistance.

Et justement, quand les autorités françaises disent qu’elles veulent commencer le désengagement des soldats français à partir du mois prochain, est-ce qu’elles ne vont pas un peu trop vite ?

Je ne pense pas, mais tout dépendra de l’évolution de la situation d’ici au 15 mars, par exemple.

A l’heure actuelle, est-ce que l’armée malienne, en attendant sa reconstruction, ne fait pas essentiellement de la figuration ?

Elle ne fait pas du tout de la figuration ! Elle est très engagée et elle accomplit un travail remarquable sur le terrain.

Des soldats maliens ont participé à la reprise de Gao et Tombouctou. En revanche, ils ont été écartés lors de la reprise de Kidal. N’avez-vous pas été choqué ?

Là il y a, évidemment, un problème. Un problème qui est en train d’être traité par les autorités françaises et les autorités maliennes. Dès que cela sera possible, l’armée malienne sera à Kidal.

Le dialogue politique avec les populations du nord, est-il à votre agenda ?

Bien sûr. Il est prévu de créer une commission nationale du dialogue et de réconciliation, avant la fin du mois de février. Le dialogue se déroulera entre l’ensemble des Maliens, des communautés maliennes, du nord comme du sud.

Etes-vous prêt à discuter avec le MNLA ?

Question inévitable ! Décidément, depuis que je suis en Europe, on ne parle que du MNLA. Je vais vous dire ce que je pense du MNLA : il n’y a pas de cohérence dans ce que disent les dirigeants du MNLA. Tantôt ils disent : « Nous avons des revendications territoriales », tantôt ils disent : « Nous sommes des Maliens ». Et dès lors qu’ils acceptent l’intégrité territoriale du Mali, il n’y a plus de MNLA, puisque parmi les huit régions du Mali, il n’y a pas d’Azawad.

Il y a trois semaines, le président Dioncounda Traoré nous disait qu’il était prêt à discuter avec le MNLA. Est-ce un point de désaccord entre lui et vous ?

Ce n’est pas un point de désaccord. Le président Dioncounda Traoré sait très bien que le MNLA était dans une position très conciliatrice.

Donc, ce que vous dénoncez c’est le durcissement du MNLA ces derniers jours ?

Absolument. L’incohérence du MNLA.

Le 14 février dernier à Tombouctou, trois personnalités arabes, les Frères Ould Dahama et Ali Ould Mohamed Kobad, ainsi qu’une personnalité songhaï, Maouloune Fassoukoy, ont été enlevées à leur domicile par les forces de l’ordre. Depuis, elles ont disparu. Est-ce que vous avez des nouvelles ?

Aucune nouvelle. Aucune précision.

En tant que chef du gouvernement, vous avez, bien entendu, autorité sur toutes les forces de l’ordre. Avez-vous ordonné une enquête ?

Chaque fois qu’on nous a signalé des enlèvements, nous avons ordonné des enquêtes ! Nous attendons les résultats des enquêtes pour nous prononcer.

Si elles sont encore vivantes, il est possible qu’on puisse avoir de leurs nouvelles dans les heures qui viennent ?

Si nous en avons connaissance, bien sûr.

C’est-à-dire ? Vous avez des indices qui vous laissent penser qu’elles sont encore vivantes ou pas ?

Dès que nous aurons des indices indiquant qu’ils sont vivants, nous le dirons.

Ce n’est pas très encourageant ! Ça laisse entendre que peut-être que le pire est arrivé.

Je ne dis pas ça. Je veux m’assurer de la crédibilité des informations qu’on nous donne, avant de vous les livrer.

Vous espérez des élections avant le 31 juillet pour tourner la page du putsch de l’an dernier. Mais le capitaine Sanogo vient d’être nommé chef du Comité de réforme de l’armée malienne. Est-ce que ce n’est pas contradictoire ?

Il n’y a aucune contradiction. Le Comité militaire, que le capitaine Sanogo préside, est un organe technique. Le chef d’un organe technique, je ne vois pas quelle influence il peut avoir sur le jeu politique.

Mais concrètement, qu’est-ce qui va empêcher les militaires du camp de Kati de continuer de faire des descentes dans Bamako ?

Il n’y a plus de descentes depuis très longtemps.

N’y-a-t-il pas eu encore des combats, entre bérets rouges et bérets verts le 8 février dernier en pleine ville ?

Il n’y a pas eu de combat à proprement parler. Il y a eu, bien sûr, un différend entre les bérets rouges et la hiérarchie militaire. Mais le problème est aujourd’hui entièrement réglé.

Et quand verra-t-on bérets rouges, bérets verts et toutes ces unités du camp de Kati sur le front dans le nord du Mali ?

Très prochainement. Les bérets rouges seront sur le front très, très prochainement.

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