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Mali : 13 soldats tchadiens et 65 jihadistes tués dans le nord du pays

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Treize soldats tchadiens ont été tués le 22 février au nord du Mali dans la région de Tessalit, non loin de la frontière algérienne. Lors de la même opération quelque 65 jihadistes ont trouvé la mort, selon l'état-major tchadien. C'est un premier coup très dur pour les Tchadiens. Les Tchadiens qui avaient perdu deux hommes déjà depuis le début de leur engagement au Mali, mais l'un lors d'un accident et l'autre était décédé de maladie.

L'état-major tchadien parle d'un « violent accrochage ». Cela s'est passé le 22 février à 11h15 dans les montagnes des Ifoghas, dans l'extrême nord du Mali, plus précisément dans le massif de Tigharghar, non loin de la frontière algérienne. Un zone composée de massifs rocheux montagneux assez difficile d'accès. Il y a des grottes sur places et les jihadistes connaissent bien le secteur.

De source militaire tchadienne, des militaires français se sont positionnés à la frontière algérienne et les éléments tchadiens, qui suivaient, ont été pris sous le feu de jihadistes. L'aviation française serait alors entrée en action. Les fins connaisseurs du désert et analystes estiment que la vraie guerre a commencé.

Le bilan est, selon l'état-major tchadien, de 65 morts parmi les combattants jihadistes et 13 tués, donc, dans ses rangs. C'est un coup dur pour l'armée tchadienne qui a déployé au total quelque 1 800 hommes dans la région de Kidal, aux cotés des forces spéciales françaises.

Nous déplorons la mort de treize de nos vaillants soldats tombés au combat et cinq blessés. Le ratissage de la zone se poursuit.
Général Zakaria Gobongué Adjoint au chef d’état-major de l’armée de terre tchadienne à Ndjamena 10/10/2013 - par Madjiasra Nako écouter

De leur côté, les jihadistes multiplient leurs opérations de guérilla. C’est dans cette même région, près de Tessalit, qu'un attentat suicide a visé vendredi matin une base du MNLA. Cela s’est passé à Il Khalil. Deux véhicules piégés ont explosé. Le MNLA parle de deux morts et deux blessés dans ses rangs. Les deux kamikazes ont aussi été tués.

Selon le MNLA, c'est clair : le responsable c'est le Mujao, Mouvement pour l’unicité et le jihad dans l’Afrique de l’Ouest. « Nous sommes ciblés parce que nous coopérons avec les Français », explique un membre de la rébellion touarègue.

A Gao, l'armée malienne a aussi continué de riposter ce vendredi aux jihadistes cachés sur les toits. L'armée tente de « nettoyer » la ville après les affrontements de jeudi entre infiltrés islamistes et armée malienne. Un calme précaire est à présent revenu.

Il apparaît désormais clair que les jihadistes ont une stratégie : embuscades, guérillas et commettre des attentats. Pour ces derniers, ils opèrent de deux manières : des kamikazes s’explosent à moto, comme ce fut déjà deux fois le cas à Gao, et les attentats se font également par véhicules piégés.

Jeudi dans la nuit, au nom de tous les jihadistes, le Mouvement national de libération de l’Azawad (Mujao) a revendiqué les derniers attentats perpétrés contre les éléments du MNLA, alliés aux troupes françaises et tchadiennes. Les hostilités pourraient même s’étendre à d’autres capitales de l’Afrique de l’Ouest. En tout cas, le porte-parole du Mujao, Abou Walid Sarhaoui, affirme dans une déclaration que « de nouvelles zones sont favorables aux kamikazes ». Il cite nommément « Bamako, Ouagadougou et Niamey ».

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