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Article publié le : lundi 25 février 2013 à 13:14 - Dernière modification le : lundi 25 février 2013 à 13:14

Comores: le président de la Cour constitutionnelle s'extirpe de l'affaire du préservatif

L'archipel des Comores, dans l'Océan Indien.
L'archipel des Comores, dans l'Océan Indien.
diplomatie.gouv.fr

Par RFI

Aux Comores, le tribunal de Moroni vient de relancer la crise qui sévit à la Cour constitutionnelle. La semaine dernière, la justice a annulé la décision des membres de cette juridiction qui avaient contraint son président Bousry Ali à la démission. Ce président déchu se considère toujours comme le patron de la Cour. Il réclame sa réinstallation et dénonce un complot fomenté contre lui, alors même qu’un autre président a été élu à sa place.

Un tribunal de Moroni relance la crise qui mine la Cour constitutionnelle comorienne. Le tribunal a ordonné la suspension d'une décision de la Cour constitutionnelle qui a mis fin aux fonctions de son président Bousry Ali.

L’affaire remonte au mois de décembre dernier. Dans un procès verbal de la Cour constitutionnelle, les membres de cette haute juridiction ont constaté la démission de leur président. Aujourd’hui, celui-ci évoque des pressions qui l’ont poussé à démissionner.

Un préservatif usagé à l'origine des pressions

A l’origine de ces pressions, un préservatif usagé retrouvé dans les toilettes de son bureau, mais dont Bousry Ali nie être l’utilisateur. Malgré une plainte contre un des membres de la Cour, ses pairs ont estimé que l'ancien président n’avait pas respecté les règles d’éthique et de moralité qu’exige cette fonction.

Dans une conférence de presse, Bousry Ali affirme être victime d’un piège. Selon lui, ses collègues lui ont mis « une femme voyou dans les pattes » pour le discréditer. Pour lui, l’origine de cette crise vient de ses fonds spéciaux que les autres conseillers demandent de partager.

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