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Afrique

François Bozizé République centrafricaine Seleka + AFRIQUE

Martin Ziguélé sur les accords de Libreville: «C'est un mariage de raison»

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On ne l'a presque pas entendu pendant la crise centrafricaine, et pourtant c'est le numéro 1 de l'opposition, et bien entendu l'un des favoris de la présidentielle de 2016, à laquelle le président Bozizé ne pourra pas se présenter. Six semaines après les accords de Libreville, Martin Ziguélé (ancien Premier ministre centrafricain) sort de son silence. En ligne de Bangui, le président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Le 11 janvier, vous avez signé les accords de Libreville. Aujourd’hui, en êtes-vous satisfait ?

Martin Ziguélé : J’en suis satisfait sur un point principal : c’est le retour à la paix c’est-à-dire la fin des hostilités ouvertes sur le terrain.

Mais les exactions continuent. Pour preuve, les 15 000 Centrafricains réfugiés au Congo-Kinshasa et le cri d’alarme lancé par les évêques de Centrafrique. Est-ce que les rebelles vont vraiment jouer le jeu du programme Désarmement, démobilisation et réinsertion, le DDR ?

Oui, je crois savoir que des dispositions ont été prises et par la direction de la Seleka ici à Bangui et par les forces de la Micopax (Mission de consolidation de la paix en Centrafrique) pour tenter de remédier à cette situation effectivement déplorable.

Du côté de François Bozizé, la présidence accepte de cohabiter avec un gouvernement d’union nationale dirigée par l’opposant Nicolas Tiangaye. Est-ce que vous pensez que le président va jouer le jeu ?

Tous, à la présidence ou dans l’opposition, ou dans la société civile, nous avons tous intérêt à ce que ces accords de Libreville soient respectés parce que nous n’avons pas le choix. Vous avez d’un côté un régime qui n’a pu faire face à l’adversité militaire, vous avez une force militaire qui était en train de prendre la capitale et qui a été arrêtée grâce aux forces non centrafricaines, notamment aux forces de la Micopax. Donc un mariage de raison.

Tous les ministres issus de l’opposition ou de la rébellion sont flanqués d’un ministre délégué issu du camp présidentiel. Est-ce que cela ne les fragilise pas ?

Oui, dans l’absolu la formation de ce gouvernement a créé autant de mécontentements qu’il y a de composantes. Ce que vous dites, ce sont des manifestations de l’absence totale de confiance d’ailleurs qui a régné pendant longtemps parmi les acteurs dans ce pays-là. Mais je crois que le Premier ministre a trouvé la bonne formule : saisir le médiateur, en l’occurrence le président Denis Sassou-Nguesso du Congo. Laissons lui le temps donc de trouver les bons accommodements qui permettront au Premier ministre de faire le réaménagement technique tant souhaité par ces partis-là.

A Libreville, le président Bozizé s’est engagé à libérer tous les prisonniers politiques. Mais Monsieur Mackpayen par exemple est toujours en prison à Bangui. Est-ce que ce n’est pas mauvais signe ?

Que ce soit monsieur Mackpayen ou que ce soit d’autres personnes qui ont été arrêtées parce que tout simplement elles appartiennent aux ethnies Goula, Rounga et autres qui sont considérées comme les ethnies des responsables de la Seleka, tous doivent être libérés. Et j’interpelle le gouvernement, et j’interpelle également toutes les milices pour que ces personnes-là soient libérées sans condition.

Officiellement le gouvernement d’union nationale doit préparer des législatives d’ici un an, mais en réalité est-ce que ces élections ne vont pas être couplées avec la présidentielle de 2016 ?

Oui. Dans un pays où tout est à refaire, un an est un délai indicatif qui ne peut que être prorogé. Est-ce que cela sera prorogé jusqu’en 2016 ? Je ne saurais vous le dire.

Vous serez candidat en 2016 ?

A chaque jour suffit sa peine.

A ceux qui disent, après vos échecs de 2005 et de 2011, ça va être votre tour en 2016, que répondez-vous ?

Je réponds qu’aujourd’hui ma préoccupation essentielle est d’aider ce gouvernement dont le Premier ministre est issu de nos rangs. Lorsque ce travail aura réussi, nous passerons à une autre étape, si le peuple le veut. Donc c’est trop tôt aujourd’hui de dire que mon heure est venue ou que mon heure n’est pas venue.

Est-ce que vous comptez sur le soutien du Premier ministre pour votre campagne de 2016 ?

Je vous ai dit qu’au moment où je vous parle, je ne suis ni dans la disposition de quelqu’un qui fait campagne, ni dans la disposition de quelqu’un qui prépare une campagne.

Mais est-ce que le Premier ministre n’est pas l’un de vos plus proches amis politiques ?

Le Premier ministre, je le soutiens dans le travail qu’il fait, parce que non seulement c’est un ami politique, mais c’est parce que c’est aujourd’hui le Centrafricain qui est le mieux placé sur le plan de l’aide et sur le plan de la compétence pour le sauvetage de ce peuple, de ce pays. Oui, je le soutiens sans faille.

Vous le soutenez et il vous soutiendra ?

Comme je vous l’ai dit, je ne fais pas deux choses en même temps. Je soutiens le Premier ministre Nicolas Tiangaye, je soutiens le gouvernement d’union nationale de transition. Le reste, les carrières personnelles sont dérisoires par rapport à cet impératif-là.

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