Accords de Libreville: en RCA, la Seleka s'impatiente

Le chef d’état-major de la Seleka, le général Issa Issaka (d) et le chef des opérations le général Arda Hakouma à Famara, le 18 janvier 2013.
© AFP / Fort

En République centrafricaine, l'un des chefs militaires de la coalition rebelle Seleka, le général Arda Hakouma, fait part de son impatience quant à l'application des accords de Libreville. Ses déclarations, transmises par des médias centrafricains, ont alimenté une certaine inquiétude à Bangui sur la stabilité du processus. Inquiétude que les autorités cherchent à dissiper. Selon elles, le processus de paix reste bel et bien sur les rails.

La troupe de la Seleka commence-t-elle à s’impatienter sur la mise en œuvre des accords de Libreville ? Le sous-chef d’état-major rebelle, le général Arda Hakouma, a en tout cas décidé de sortir de son silence et de présenter une série de revendications : « Nous, on demande seulement notre droit . Nos hommes politiques qui sont arrêtés au niveau de Bangui par le président Bozizé, on veut leur libération. En deuxième, on demande aux forces d’étrangers tels que des Sud-Africains et des Ougandais de quitter notre pays ».

Les militaires rebelles demandent également, pêle-mêle, l’ouverture de deux sites de cantonnement supplémentaires, le paiement des primes globales d’alimentation (PGA) et l’intégration des rebelles dans l’armée avec leur grade.

Le gouvernement relativise l'importance de ces propos

Du côté du gouvernement, on relativise l’importance de ces déclarations. Le porte-parole du gouvernement, Crépin Mboli-Goumba, rappelle que si la Seleka a des revendications, elle dispose d’un canal officiel pour les soumettre : « Aujourd’hui, au sein du gouvernement, il y a le premier vice-Premier ministre, qui s’appelle Michel Djotodia, qui est président de la Sekeka. Donc s’il y a des problèmes, c’est cette voix autorisée qui doit engager la Seleka. Nous avons discuté et nous discutons encore. Rien dans ce que disent les représentants de la Seleka et de ce que nous savons sur leur détermination à aller résolument vers la paix, rien, absolument rien, ne permet aujourd’hui au gouvernement de justifier un quelconque alarmisme ».

Le ministre se dit également confiant dans une reprise très prochaine du processus de cantonnement.

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