Togo: Loïk Le Floch-Prigent, libéré, rentre à Paris

La justice togolaise a ordonné le 26 février la libération provisoire de Loïk Le Floch Prigent , l'ex-patron du groupe français pétrolier Elf pour raisons de santé.
© AFP PHOTO/ EMILE KOUTON

Loïk Le Floch-Prigent, l'ancien patron de la compagnie pétrolière française Elf, libéré mardi après cinq mois de détention au Togo, est arrivé à Paris ce mercredi 27 février. Le procureur de la République togolaise a accepté sa libération provisoire pour raisons de santé. Mais il reste toutefois à la disposition de la justice togolaise. Loïk Le Floch-Prigent, détenu depuis septembre 2012,  était inculpé de « complicité d'escroquerie ».

L’information est confirmée par le procureur de la République, Essolissam Poyodi. La justice togolaise a accordé mardi la liberté provisoire à Loïk Le Floch-Prigent. Il a immédiatement quitté son lieu de détention. Il est arrivé à Paris mercredi 27 février après cinq mois de détention provisoire.

L’homme d’affaires français, 69 ans, a été arrêté le 14 septembre 2012 à Abidjan, et extradé dès le lendemain vers Lomé à la suite d’un mandat d’arrêt international délivré contre lui.

C’est une plainte déposée contre lui par l’homme d’affaires émirati Abbas El Youssef dans une affaire d’escroquerie portant sur une somme de 48 millions de dollars soit environ 25 milliards de Francs CFA.

L'ancien PDG d'Elf est inculpé dans cette affaire à Lomé avec un autre homme d’affaires togolais Bertin Sow Agba, et l’ancien ministre togolais de l’Administration territoriale Pascal Bodjona pour complicité d’escroquerie. Ses deux complices restent encore en détention.

Après sa libération, Loïk Le Floch-Prigent qui souffre d’un cancer de la peau doit rester à la disposition de la justice togolaise. L’ancien PDG a aussitôt pris l’avion pour rejoindre Paris.

Libéré pour raisons de santé

Dès la fin de sa première semaine de détention, les avocats de l'ancien PDG d'Elf demandaient sa remise en liberté pour raisons de santé. Demande rejetée par le juge d'instruction du quatrième cabinet de Lomé. Les avocats reviennent à la charge.

Ils soumettent des photos de leur client à un dermatologue de renom, qui envoie aux autorités togolaises et au ministère français des Affaires étrangères une attestation on ne peut plus clair : Loïk Le Floch-Prigent se trouve dans une situation d'urgence médicale.

Le diagnostic est confirmé sur place par le médecin chef d'une clinique de Lomé : il y a un risque de métastases si certaines tumeurs qui affectent sa peau ne sont pas enlevées chirurgicalement. L'ex-homme d'affaires reste cependant en détention. Son épouse, Marlène Le Floch-Prigent, en appelle à l'intervention du président français. Elle fait également appel à la « générosité » du président togolais, Faure Gnassingbé.

Fin janvier, le Premier ministre togolais assure que les autorités de Lomé ne s'opposeront pas à un rapatriement sanitaire si la justice le décide. Le 27 février, le procureur de la République togolaise Essolissam Poyodi a effectivement annoncé sa mise en liberté provisoire et son retour par avion en France.

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