Syrie: l’armée syrienne affirme avoir pris un avantage stratégique à Alep

Mosquée des Omeyyades, Alep, le 2 mars 2013.
© REUTERS/Malek Alshemali

Bachar el-Assad «participera» à la prochaine élection présidentielle en Syrie, prévue en 2014, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne. À Alep, l’armée dit avoir repris le contrôle d'une route qui pourrait lui permettre d'acheminer des armes et des troupes. Dans le Nord, des dizaines de soldats et de rebelles ont été tués dans de violents combats à Raqqa.

« L'armée a rétabli la sécurité et la stabilité dans des villages situés sur les autoroutes internationales », peut-on lire sur le site de l'agence de presse officielle SANA. Le communiqué de l'armée appelle aussi « tout Syrien impliqué dans les événements en Syrie à retourner sur le vrai chemin et à jeter les armes pour regagner le berceau de la patrie qui accueille chacun de ses fils ».

Une zone stratégique

Cette zone, située au sud de l’aéroport d’Alep, est stratégique pour l’armée syrienne. « Cela se situe près du village de Sufaïra, qui est très important pour les forces de Bachar el-Assad, car c'est là que sont installées les usines de matériel de défense aérienne », explique Marwan Abou Omar, militant des comités de la révolution dans la ville d'Alep.

« Ce sont les seules usines de défense aérienne de l'armée de toute la Syrie. Donc si l'Armée libre prenait le contrôle de ces usines, ce serait la fin du régime de Bachar el-Assad dans tout le pays », affirme-t-il.

Des combats violents se sont aussi déroulés au nord-est d'Alep dans la ville de Raqqa, contrôlée par l'armée syrienne, faisant plusieurs victimes dans les deux camps.

L'ONU réitère ses appels au dialogue

À deux semaines du second anniversaire du soulèvement en Syrie, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a de nouveau appelé les parties au dialogue. Selon lui, une solution militaire ne peut conduire qu'à la « dissolution » de la Syrie.

Dans le même temps, le chef de la diplomatie iranienne, Ali Akbar Salehi, a déclaré lors d'une conférence de presse à Téhéran avec son homologue syrien Walid Mouallem, en visite officielle en Iran ce samedi, que Bachar el-Assad était le seul représentant légitime du peuple syrien, et qu'il participera aux prochaines élections présidentielles en 2014.

Lors de cette même conférence de presse, le ministre des Affaires étrangères syrien a fustigé la position des Etats-Unis et l'aide proposée par le secrétaire d'Etat américain John Kerry à l'opposition syrienne : « Ce n’est rien d’autre qu’une politique consistant à appliquer deux poids, deux mesures. Si les Américains sont pour une solution politique, il faut qu’ils sachent que le gouvernement syrien est prêt, et qu’il est ouvert à une solution politique. Ils ne doivent pas punir le peuple syrien, et financer une poignée de personnes avec soi-disant des armes non-léthales. On sait que les Etats-Unis exercent un poids et jouent un rôle non négligeable dans la région, et s’ils le veulent, ils peuvent arrêter la violence en Syrie ».

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