Mali: l'incertitude demeure sur la mort d'Abou Zeid et de Belmokhtar

Le Tchad revendique l'élimination de deux des principaux chefs jihadistes : Mokhtar Belmokhtar (g.) et Abou Zeid (d.).
© Montage RFI / Reuters / Sahara Média

L’armée tchadienne a revendiqué en moins d’une semaine l’élimination de deux des principaux chefs jihadistes : Abou Zeid et Mokhtar Belmokhtar. L’assaut mené en ce moment par la France et le Tchad dans la vallée d’Ametetai, l’un des combats les plus violents depuis le début de l’opération Serval, selon Jean-Yves Le Drian, a déjà coûté la vie à un soldat français et un soldat tchadien.

Si l'information venait à être confirmée, l'armée tchadienne aurait fait en moins d'une semaine coup double en éliminant Abou Zeid puis Mokhtar Belmokhtar, les deux figures de proue du jihadisme au Sahel.

Les soldats tchadiens maîtrisent les grands rezzous, des charges de cavalerie moderne en terrain découvert où les 4X4 filent à toute allure avant d'entrer en confrontation directe et rapprochée. Là, ils montrent aussi leur courage face à un ennemi retranché dans ses bastions.

La mort de Belmokhtar confirmée par des prisonniers jihadistes

« Nous sommes depuis le 22 février dans cette zone. Nous progressons dans les wadis et, hier, nous avons neutralisé toute la base des jihadistes », assure un officier joint sur le terrain des opérations.

Comment confirmer que Mokhtar Belmokhtar fait bien partie des victimes ? « Ce sont les sept prisonniers que nous avons faits qui nous l'ont dit », assure encore cette source, concédant n'avoir pas vu la dépouille de celui qui se faisait surnommer ‘le borgne’.

L'armée française a participé activement à cet assaut dans la vallée d'Ametetai, située au nord est d'Agueloc. Des moyens aériens, notamment des hélicoptères, ont bombardé les positions des jihadistes. Des forces terrestres ont aussi été engagées.

Les militaires des deux pays travaillent donc main dans la main. Samedi, deux soldats, un Français et un Tchadien, sont tombés au front. Dans le même temps, selon l'état-major à Paris, au moins une quinzaine de combattants islamistes ont été tués.

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