Mali: la Mauritanie prête à s’impliquer militairement dans le cadre de l’ONU

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a affirmé lundi 4 mars à Nouakchott que son pays était prêt à intervenir militairement au Mali dans le cadre du déploiement d'une force de l'ONU.
© REUTERS/Darrin Zammit Lupi/Files

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé, lundi 4 mars, que son pays était prêt à intervenir militairement au Mali dans le cadre de l’Onu. Le président mauritanien a également expliqué pourquoi son pays n’était pas encore intervenu jusqu’à présent. Il s’exprimait lors d’une conférence de presse avec son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou, qui vient d’effectuer une visite de 24 heures à Nouakchott.

La situation au nord du Mali a été au cœur des discussions entre le président mauritanien et son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou. Les deux chefs d’Etat ont tenu à montrer leur cohésion en affichant la même détermination à éradiquer les groupes terroristes ; leur soutien commun aux forces françaises et africaines déployées au Mali et faisant une analyse partagée des liens intrinsèques entre sécurité et développement.

Même si, contrairement au Niger, la Mauritanie n’a pas envoyé de soldats au Mali, elle « joue quand même un rôle très important y compris diplomatiquement », a affirmé le président Issoufou. De son côté, le président Ould Abdel Aziz, a précisé qu’en fermant ses frontières, la Mauritanie a permis de « canaliser les terroristes vers le nord du Mali » et ainsi, de faciliter leur traque.

Une implication militaire de la Mauritanie

« Si la situation change, rien n’empêchera la Mauritanie, en tant que membre de l’ONU, d’engager des forces dans le nord du Mali, sur la frontière ou dans les régions ouest du pays pour la stabilité et la sécurité » de ces régions, a affirmé le président mauritanien.

La Mauritanie serait ainsi prête à une implication militaire si les opérations au Mali passent sous contrôle des Nations unies. Le Conseil de sécurité de l’ONU a d’ores et déjà demandé au secrétaire général Ban Ki-moon de présenter un rapport avant fin mars sur la faisabilité d’une opération de maintien de la paix au Mali. Et quand bien même la perspective de forces onusiennes pourrait rester lointaine, Mohamed Ould Abdel Aziz promet d’assumer ce rôle dès que possible.

C’est un devoir que nous allons assumer dès que possible.

Mohamed Ould Abdel Aziz
04-03-2013 - Par Laura Martel

Pour le président nigérien, dont le pays est engagé militairement au Mali, les circonstances actuelles ne permettraient pas le changement de l’actuelle force africaine au Mali (Misma) en une force de paix de l’ONU.

« Il s’agit, pour l’instant, de continuer à faire la guerre », a déclaré le président Issoufou avant d’ajouter : « Quand la guerre sera terminée, alors on pourra envisager la mise en place des forces de maintien de la paix ». 

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