Crash d'un avion à Goma: l'enquête commence

Des secouristes des Nations unies dégagent les corps des six victimes du crash. Goma, le 4 mars 2013.
© REUTERS/Sylvain Liechti/MONUSCO/Handout

Le ministre des Transports et Voies de communication a confirmé ce mardi 5 mars le bilan de six morts - tous les membres d'équipage et le convoyeur - dans l’accident d’avion survenu hier lundi à Goma, dans l’est de la RDC. Les trois passagers, eux, seraient tout simplement blessés. Mais une enquête a été ouverte pour déterminer les causes réelles de l'accident. Et le gouvernement annonce qu'il débarrassera le pays des cercueils volants dès la fin de ce mois de mars. Le Fokker 50 accidenté avait été fabriqué en 1957.

Une commission d’enquête a été dépêchée ce mardi matin à Goma. Ses conclusions devront fixer l’opinion sur les causes réelles du crash qui a eu lieu lundi au chef-lieu du Nord-Kivu.

Egalement ce mardi matin, le ministre des Transports et Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo, a livré les premiers éléments de l’enquête : « Deux minutes avant le temps prévu pour son atterrissage et pendant qu’il avait déjà amorcé la descente, l’avion a rencontré un orage avec un vent traversier. La visibilité ayant été probablement très réduite, le pilote aurait alors perdu le contrôle de l’avion qui a crashé sur une habitation appartenant à la Céni (Commission électorale nationale indépendante). Bilan : six morts ».

On sait cependant que le Fokker 50 accidenté avait été fabriqué en 1957 et importé vers la République démocratique du Congo en 2010. Il avait obtenu toutes les autorisations pour voler dans l’espace aérien congolais, et c’est une propriété de la CAA, une compagnie qui détient aujourd’hui le monopole du transport aérien dans l’ex-Zaïre.

Ce énième crash aérien a interpellé le gouvernement qui vient de décider d’auditer le secteur de l’aéronautique civile.

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