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Burundi: le journaliste Hassan Ruvakuki est libre

Au Burundi, Hassan Ruvakuki est enfin libre. Le correspondant de Radio France Internationale en swahili, condamné à trois ans de détention pour association de malfaiteurs, est sorti de prison ce mercredi 6 mars 2013. Détenu depuis le 28 novembre 2011, d’abord condamné à la prison à vie pour « actes de terrorisme » en première instance, il avait vu sa peine réduite en appel en janvier 2013.
Hassan Ruvakuki est sorti en tout début d'après-midi de la prison de Murumvya, une localité à l'est de Bujumbura, où il croupissait depuis plus d’une année. Il est apparu souriant comme à son habitude, malgré les traits tirés par la fatigue.
Ses premières pensées ont été pour sa famille, pour sa petite fille de 14 mois qui est née alors qu’il était en prison. Cette autorisation de sortie a été rendue possible par la volonté des autorités burundaises et des organisations de journalistes de calmer le jeu après deux mois de bras de fer.
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Samedi, les organisations ont discuté avec des représentants de l'exécutif. Dans la foulée, les journalistes burundais ont renoncé à leur manifestation hebdomadaire du mardi. Sorti de prison, Hassan Ruvakuki espère que cela va se transformer rapidement en une libération définitive car, rappelle-t-il : « Je suis innocent. Je n’ai fait que mon travail ».
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Le correspondant burundais de RFI était détenu depuis plus d’un an et demi à Bujumbura. Il avait été arrêté en novembre 2011 après s'être rendu en Tanzanie pour couvrir la naissance d'un nouveau mouvement rebelle burundais. En première instance, il avait été condamné à perpétuité pour « acte de terrorisme ». Le 8 janvier 2013, sa peine avait été réduite à trois ans en appel après requalification des faits.
Le 26 février dernier, ses collègues journalistes étaient une nouvelle fois descendus dans la rue pour réclamer sa libération immédiate. Un combat qui a porté ses fruits.
Dans un communiqué, la direction de Radio France Internationale s'est félicitée de la décision de la justice burundaise.
Communiqué |
HASSAN RUVAKUKI, CORRESPONDANT DE LA RÉDACTION EN SWAHILI DE RFI AU BURUNDI, LIBÉRÉ PROVISOIREMENT Hassan Ruvakuki est sorti de prison en début d’après-midi. RFI se réjouit de cette libération et salue la décision des autorités burundaises qui ont permis de le laisser aller se faire soigner. RFI souhaite que la justice burundaise puisse confirmer cette libération provisoire en octroyant au journaliste la liberté conditionnelle qui a été sollicitée et à laquelle il a légalement droit. Arrêté en novembre 2011 à Bujumbura, Hassan Ruvakuki avait été condamné en première instance, en juin 2012, à la prison à perpétuité pour « participation à une activité terroriste ». En appel, le 8 janvier 2013, il avait vu sa peine réduite à trois ans de prison ferme, après requalification des faits en « participation à une association formée dans le but d'attenter aux personnes et propriétés ». Hassan Ruvakuki n'avait pourtant fait que son métier de journaliste : aller au devant de l'information en couvrant l’émergence d'un mouvement rebelle burundais. N’ayant pu obtenir les réactions officielles souhaitées pour équilibrer son reportage, ce dernier n’avait d’ailleurs pas été diffusé. RFI réitère toute sa confiance en son correspondant qui n’a fait que son travail et n’est jamais sorti du cadre strict des règles de la déontologie journalistique, et a bon espoir, comme l’avocat d’Hassan Ruvakuki, que cette décision de la justice burundaise le conduise définitivement en liberté. |

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(4) Réactions
Félicitations à la famille
Félicitations à la famille journalistique burundaise pour votre courage et solidarité! Puissent vos actions se multiplier en faveur des victimes des injustices du secteur judiciaire burundais corrompu et entièrement dépendant de l'exécutif.
Enfin libre, merci pour les
Enfin libre, merci pour les efforts et la solidarité de cette classe des hommes au microphone. J'apprécie votre unité. Faites autant pour mon peuple de la RDC svp.
Des emprisonnements
Des emprisonnements politiques? On aura tout vu au Burundi.
Certains se souviennent peut-être, en 2007, de l'emprisonnement abusif de l'ancien Président de la République Domitien Ndayizeye et du Vice-Président Alphonse Marie Kadege. N'est-ce pas que les Services de Renseignement burundais deviennent excellents dans des montages visant à incarcérer gens qu'ils craignent? Je reste convaincu qu'ils mettent les bâtons dans les roues du gouvernement qu'ils prétendent servir et cela ne peut plus durer!
Cela est devenu monnaie
Cela est devenu monnaie courante au Burundi. On se souvient du montage de coup d'Etat de 2007 qui a abouti à l'incarcération de l'ancien Président de la République Domitien Ndayizeye et du Vice-Président Alphonse Marie Kadege. Je reste tout à fait convaincu que les Services de Renseignements burundais mettent les bâtons dans les roues du gouvernement qu'ils prétendent servir!