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M23 ONU RDC

RDC: la Monusco menace de cesser sa coopération avec deux unités de l’armée

Les chars de la Monusco à Goma en juillet 2012.
© AFP PHOTO/PHIL MOORE

La Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) menace de ne plus coopérer avec deux bataillons de l'armée congolaise soupçonnés de viols et autres exactions dans l'est de la RDC si les soldats accusés ne sont pas jugés. Les faits remontent au mois de novembre dernier, entre le 20 et le 30, au moment de la bataille avec les rebelles du M23 pour le contrôle de la ville de Goma.

A Minova en novembre dernier les soldats des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo) auraient violé au moins 126 femmes, exécuté deux personnes, et pillé à grande échelle. C'est la mission de l'ONU qui le dit, après enquête. A l'époque, les militaires congolais se repliaient en toute hâte de Goma après avoir perdu la ville tombée aux mains du M23.

« On n’est pas en mesure de dire combien de soldats seraient impliqués, Affirme Scott Campbell, chef de la division droits de l'homme de la Monusco. Mais tous ces soldats avaient des commandants. Et donc ces commandants doivent répondre de leur responsabilité, de leur acte ou bien de leur inaction pendant cette période où il y a eu autant de viols ».

Et la mission de l'ONU menace de ne plus coopérer avec les deux bataillons FARDC, mis en cause si les présumés responsables de ces exactions ne sont pas inquiétés. « Notre mandat à la Monusco, explique le général Abdallah Waffy, numéro 2 de la Monusco, est de soutenir les FARDC. Mais nous ne pouvons le faire que si ces unités respectent les droits de l’homme et si effectivement, dans les jours et les semaines à venir, rien n’était fait, nous serions hélas obligés de suspendre notre coopération et notre soutien avec ces unités ».

Réponse d'Alexandre Luba Tambo, ministre de la Défense : des enquêtes ont déjà été lancées. « Ces incidents, dit-il, se sont passés pendant que les troupes se retiraient de Goma. Ca ne change rien à la gravité des faits et c’est pourquoi nous avons mis des magistrats militaires pour enquêter sur les faits et établir les responsabilités, connaître les coupables, les arrêter et les punir ».

Quatre mois après les faits, seuls deux soldats ont été arrêtés pour ces nombreux viols d'après l'ONU.

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