Burundi: deux des principaux opposants au président Nkurunziza de retour d’exil

Alexis Sinduhije, ancien journaliste et président du Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD), à Bujumbura, le 11 avril 2010.
© Photo: Esdras Ndikumana/ AFP

Au Burundi, deux figures parmi les principaux leaders politiques d’opposition qui avaient fui le pays après le retrait de l’opposition des élections générales de 2010 et les violences qui s’en étaient suivies, sont rentrés d’exil samedi 9 mars. Alexis Sinuhije, du MSD, et Pacaline Kampayano, de l’UPD, reviennent pour participer à un dialogue politique sous l’égide de l’ONU, à partir de lundi.

Alexis Sinduhije, président du parti Mouvement pour la solidarité et pour le développement, le MSD, qui avait trouvé refuge en France, et Pascaline Kampayano, du parti Union pour la paix et le développement, l’UPD, sont de retour au Burundi après avoir fui le pays en 2010.

Samedi, à Bujumbura, des dizaines de policiers avaient été déployés aux principaux carrefours menant à l’aéroport international de Bujumbura. Leur objectif, apparemment : empêcher les militants de l’opposition d’aller accueillir Alexis Sinduhije, leur leader de retour d’exil.

Mais rien à faire. Des centaines de personnes aux couleurs orange et bleue du parti MSD ont pu passer au travers des mailles du filet et ont fait un triomphe à leur champion, Alexis Sinduhije. « Je suis rempli de joie par le retour de président Alexis Sinduhije. C’est une victoire. Nous n’avons plus peur et nous allons pouvoir nous mobiliser pour gagner les élections de de 2015 », s’enthousiasme l’un des militants.

Discours conciliant

Puis, le long cortège a traversé toute la capitale burundaise, jusqu’à la permanence nationale du parti d’opposition, où l’attendait une foule encore plus nombreuse. Là, Alexis Sinduhije a tenu un discours plutôt conciliant. « Nous rentrons aujourd’hui pour contribuer, pour participer à la recherche des solutions. J’appelle le gouvernement à comprendre que nous ne sommes pas l’ennemi, que nous sommes les adversaires. Nous voudrions travailler pour une solution durable », a-t-il déclaré.

Ce farouche opposant au président Pierre Nkurunziza semble avoir décidé de faire le premier pas, à la veille du premier dialogue politique entre le pouvoir et l’opposition depuis plus de dix ans dans ce pays.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.