La force de l’ONU au Mali se précise
Le Conseil de sécurité attend la semaine prochaine les recommandations de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU, concernant l'envoi de casques bleus au Mali. Les contours de cette force commencent à se préciser, en particulier sur les moyens d'éviter un retour des islamistes dans le nord du pays.
Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour
Les diplomates de l’ONU en conviennent : envoyer des casques bleus au Mali est une opération spectaculaire, mais ce n’est pas le plus difficile. Le succès de cette mission de maintien de la paix dépendra de sa capacité à empêcher le retour des groupes armés islamistes. Pour cela, l’ONU a d’abord envisagé une force de réaction rapide, composée de soldats mobilisables très rapidement.
Cette idée a été abandonnée. Avec plus d’un million de kilomètres carrés, le Mali est trop vaste pour qu’une telle force soit efficace. La force de l’ONU comprendra des « éléments de réserves », des troupes capables de mener des opérations de combat si nécessaire, mais le contre-terrorisme sera vraisemblablement laissé aux forces spéciales françaises, toujours susceptibles d’intervenir
En revanche, les soldats français ne resteront pas au Mali, pas même en tant que casques bleus. L’armée française conservera plutôt une présence à distance sur ses bases du Sénégal ou du Tchad. Les soldats tchadiens se sont distingués par leur combativité pendant ce conflit. Environ un millier d’entre eux devraient être intégrés à la force de l’ONU dans le nord du Mali.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati















Réagissez à cet article
(1) Réaction
Pourquoi pas une base militaire
Pourquoi pas une base militaire française au Mali ? Ce qu'il faut se dire, quels que soient les efforts énormes qui seront mis en œuvre pour reconquérir le Mali, si après, la sécurisation totale, entière et permanente ne sera pas assurée, nous reviendrons à la case départ. Il faut nécessairement une force sur place capable d'empêcher toute tentative de regroupement de ses terroristes. Cela va pour l'intérêt de tous. Par ricochet, la Communauté internationale saura, après cette sécurisation, que le Mali ne se reproche rien quant à ses efforts de développer le Nord comme le Sud. Elle saura si les richesses, si richesses il y en a au Nord, bénéficieront à tous. Ainsi les sentiments de suspicions, d'incompréhension seront aplanis.