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Au Togo, un sit-in de protestation de journalistes violemment réprimé

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Les journalistes togolais sont en colère. Ils protestent contre la nouvelle loi votée par l’Assemblée nationale autorisant la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, institution de régulation, à fermer tout média en faute sans passer par la justice. Les journalistes ont initié une série de manifestations pour protester. Un sit-in était prévu ce jeudi 14 mars devant la présidence de la République. Il a tourné court et a même été émaillé de violences.

Après la journée sans presse mardi, la journée tout en rouge le mercredi, il était prévu ce jeudi 15 mars un sit-in devant la présidence de la République, en bordure de mer, pour exiger le retrait pur et simple de la loi.

Avant l’arrivée des journalistes, les forces de l’ordre étaient déjà sur les lieux. Quelques minutes de discussion entre journalistes et officiers de la sécurité. « Ils nous ont fait savoir qu’on ne pouvait pas tenir le sit-in en face de la présidence du fait d’une décision du maire de la ville de Lomé qui l’interdisait. Nous avons dit non. Ils ont chargé avec les gaz lacrymogènes. Ils visaient à bout portant certains journalistes dont notre confrère Younglove qui a eu un coup au visage, avec pour conséquence une mâchoire complètement déboîtée, selon le premier diagnostic des médecins », raconte Ferdinand Ayité, président de SOS journalistes en danger : 

On déplore de part et d’autre des blessés, parmi lesquels l’ancien présentateur de la télévision nationale, Younglove Egbéboua Amavi, devenu syndicaliste. Selon le communiqué du ministère de la Sécurité, rendu public dans la soirée, ses jours ne sont pas en danger. Le ministère a annoncé ordonner une enquête interne pour situer les éventuels dysfonctionnements qui ont entraîné la blessure du journaliste.

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