Madagascar : quatre ans de crise payés au prix fort - Afrique - RFI

 

  1. 08:10 TU La marche du monde
  2. 08:30 TU Journal
  3. 08:33 TU La marche du monde
  4. 09:00 TU Journal
  5. 09:10 TU C'EST PAS DU VENT D 1
  6. 09:30 TU Journal
  7. 09:33 TU C'EST PAS DU VENT D 2
  8. 10:00 TU Journal
  9. 10:10 TU Idées
  10. 10:30 TU Journal
  11. 10:33 TU Idées
  12. 11:00 TU Journal
  13. 11:10 TU Sessions d'information
  14. 11:30 TU Journal
  15. 11:33 TU Sessions d'information
  16. 11:40 TU Littérature sans frontières
  17. 12:00 TU Journal
  18. 12:10 TU LA DANSE DES MOTS 2
  19. 12:30 TU Journal
  20. 12:33 TU Le coq chante
  21. 13:00 TU Journal
  22. 13:10 TU EN SOL MAJEUR 1D
  23. 13:30 TU Journal
  24. 13:33 TU EN SOL MAJEUR 2D
  25. 14:00 TU Journal
  1. 08:10 TU Le débat africain
  2. 08:30 TU Journal
  3. 08:40 TU Le débat africain
  4. 09:00 TU Journal
  5. 09:10 TU Religions du monde
  6. 09:30 TU Journal
  7. 09:33 TU Religions du monde
  8. 10:00 TU Journal
  9. 10:10 TU Idées
  10. 10:30 TU Journal
  11. 10:33 TU Idées
  12. 11:00 TU Journal
  13. 11:10 TU C'EST PAS DU VENT D 1
  14. 11:30 TU Journal
  15. 11:33 TU C'EST PAS DU VENT D 2
  16. 12:00 TU Journal
  17. 12:10 TU Mémoire d'un continent
  18. 12:30 TU Sessions d'information
  19. 13:00 TU Journal
  20. 13:10 TU Littérature sans frontières
  21. 13:30 TU Journal
  22. 13:33 TU Le coq chante
  23. 14:00 TU Journal
  24. 14:10 TU Musiques du monde
  25. 14:30 TU Journal
fermer

Afrique

Andry Rajoelina Madagascar Marc Ravalomanana

Madagascar : quatre ans de crise payés au prix fort

media

C’était il y a quatre ans, jour pour jour. Le 17 mars 2009, le président d’alors, Marc Ravalomanana était contraint de démissionner. Il laisse son pouvoir à l’armée. Elle-même le remet à Andry Rajoelina. La communauté internationale dénonce un coup d’Etat. Cela fait donc quatre ans que la transition dure sur la Grande Ile, une crise que paie au prix fort la population : depuis 2009, la majorité des indicateurs sociaux se sont dégradés.

En moyenne, les Malgaches vivent moins bien aujourd’hui qu’il y a quatre ans. La pauvreté a augmenté de façon alarmante. Selon les Nations unies, sur la Grande Ile, quatre habitants sur cinq vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté. Cela représente plus de 16 millions de personnes : 12% de plus qu’il y a quatre ans. Corruption et insécurité se ainsi sont partout installées.

Et dans un pays, où la moitié de la population a moins de 20 ans, ce sont les enfants qui sont les plus touchés. Un quart d’entre eux ne va pas à l’école. Malnutrie, plus de la moitié a un retard de croissance. C’est un des taux les plus élevés au monde. Chez les adultes, c’est le chômage qui a fortement augmenté. Les travailleurs eux sont devenus précaires : 90% des emplois sont désormais vulnérables. Car avec le coup d’Etat de 2009, les subventions internationales ont été coupées, depuis, l’économie malgache est au point mort.

Cela fait quatre ans que la croissance est négative ou nulle, note la Banque mondiale, alors qu’elle pouvait atteindre 5% au milieu de années 2000. Un gâchis, souligne l’institution, Madagascar a d’énormes potentiels.

Le dur quotidien à Antananarivo

Cela fait donc quatre ans que la transition dure sur la Grande Ile, que l’économie est au point mort et que les indicateurs sociaux se dégradent. Les Malgaches vivent mal cette crise comme en témoignent ces Tananariviens.

Au volant de son taxi, stationné en plein centre de la capitale, Jacky attend les clients. A 62 ans, ce chauffeur en a connu plusieurs des crises politiques. Mais celle-ci est la plus longue est la plus éprouvante : « Quatre ans, c’est trop. Moi, j’arrive à gagner ma vie mais c’est très difficile».

Difficile, c’est bien le mot qui vient immédiatement à la bouche des Tananariviens croisés au hasard des rues pour qualifier ces quatre dernières années. Car désormais 80% des Malgaches vivent sous le seuil de pauvreté, comme Mamy, petit commerçant : « Je gagnais 57.000 Ariary. Maintenant 25.000 par jour ».

Cette somme, 25.000 Ariary soit 3,5 euros, Cathie, couturière et mère de deux enfants n’arrive plus à l'obtenir: « Avant, il y avait des clients, et maintenant, il n’y en plus. C’est foutu. Il n’y a pas beaucoup d’espoir ».

Un pessimisme que partage Albert. Il fait partie des cadres supérieurs, peu nombreux mais relativement épargnés par la crise. Pourtant, lui aussi dresse un bilan sévère : « insécurité, corruption, dilapidation des ressources, je suis très pessimiste. Les élections ne vont pas tout résoudre ».

L’élection présidentielle qui doit se tenir en juillet et septembre prochain. Elle devrait faire revenir les subventions internationales, coupées depuis quatre ans.

 

Une erreur est survenue lors de l'envoi du mail...
Le mail a bien été envoyé

Sur le même sujet

Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.