RCA: les revendications de la Seleka en question

Le président centrafricain François Bozizé (à droite) et le représentant de la Seleka Michel Djotodia, le 11 janvier 2013 à Libreville, au Gabon.
© AFP PHOTO / STEVE JORDAN

La rébellion de la Seleka «retient» toujours avec elle cinq ministres du gouvernement d'union nationale qui sont également des responsables rebelles, et a lancé un ultimatum de 72 heures aux autorités leur demandant de respecter un certain nombre de revendications dont certaines déjà anciennes et d'autres neuves. La présidence centrafricaine a d'ores et déjà répondu que les points compris dans l'accord Libreville pourraient être pris en considération mais que les autres devraient faire l'objet de nouvelles discussions. Certains observateurs internationaux ne cachent pas leur irritation sur le comportement des rebelles.

A plusieurs reprises, déjà, les rebelles de la Seleka ont eu l'occasion de manifester leur mécontentement sur la façon dont les accords de Libreville sont appliqués, et de présenter une série de revendications : libération des prisonniers politiques, reconnaissance des grades obtenus au sein de la Seleka, départ des troupes sud-africaines du territoire national.

Ce sont ces revendications qu'ils ont réaffirmées dimanche 17 mars en en ajoutant d'autres, comme l'installation à Bangui de 2 000 de leurs hommes pour assurer, disent-ils, la sécurité des responsables rebelles.

Cette nouvelle sortie pousse un observateur international à la limite de l'exaspération : « Les rebelles manquent de sérieux. Ils ne peuvent pas présenter des revendications qui changent au gré des humeurs des uns et autres. »

« Il y a des radicaux des deux côtés »

« Sur l'application des accords de Libreville, poursuit cette source, la Seleka parle de libération des prisonniers politiques mais n'a jamais dit combien et qui. Les rebelles réclament le départ des Sud-Africains mais eux-mêmes ne sont pas revenus sur leur position initiale comme le réclamaient les accords. Ils n'ont guère fait plus que de se déplacer de Damara à Sibut. »

Le camp du président François Bozizé, pour autant, n'est pas non plus allé très loin dans la mise en œuvre du texte. « Il y a des faucons, des radicaux des deux côtés qui empêchent la bonne application des accords », reconnaît un homme politique de la majorité présidentielle.

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