RCA: la Séléka se dit prête à «retourner aux armes» suite à l'expiration de son ultimatum


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En République centrafricaine, le délai de trois jours donné dimanche dernier par la rébellion de la Séléka aux autorités centrafricaines pour répondre à ses revendications, a expiré ce mercredi 20 mars. L’un des chefs militaires de la Séléka, a annoncé en début d'après-midi l’intention de la coalition rebelle de «retourner aux armes», tout en précisant que «cela ne veut pas dire que nous allons attaquer maintenant ici ou là».

Depuis dimanche, les deux parties n’avaient toujours pas entamé de négociations. Le général Noël Léonard Essongo, Haut représentant du médiateur, et le président congolais, Denis Sassou Nguesso, ont lancé un appel aux responsables de la Séléka.

La rébellion de la Séléka, qui retient depuis dimanche dernier cinq ministres issus de leurs rangs, à Sibut – à environ 160 km au nord de Bangui – estime que les accords de paix de Libreville ne sont pas respectés et demande – entre autres – la libération des prisonniers politiques, le retrait des troupes sud-africaines du pays et la levée des barrages.

« Ce n’est pas ce que l’on souhaite », assure le colonel Narkoyo, l’un des chefs militaires de la Séléka, « mais si nous n’avons d’autre choix, alors nous reprendrons les armes », a-t-il affirmé.

«  On attend, on attend, on ne nous a pas contactés  », a affirmé, de son côté, le colonel Bordas, l’un des porte-parole de la rébellion, joint par RFI, avant de poursuivre : « c’est au président, François Bozizé, de prendre l’initiative et de donner une réponse à nos revendications », a-t-il estimé.

Pour sa part, la présidence estime qu'il n'est pas possible d'entamer des discussions sous la menace. Selon Gaston Mackouzangba, porte-parole du président centrafricain, en lançant un ultimatum, la Séléka a choisi la logique de rupture. « On ne négocie pas dans ces conditions », a-t-il fait savoir avant d’ajouter : « on ne peut pas discuter l’arme sur la tempe », a expliqué le porte-parole du président Bozizé.

Joint par RFI, le général Essongo, médiateur du président congolais, Denis Sassou Nguesso, indique, quant à lui, qu’il a bien tenté de joindre les ministres Séléka, retenus à Sibut, mais sans succès. Il lance un appel aux responsables de la Séléka.

Les médiateurs demandent que la Séléka ne puisse pas entreprendre quoi que ce soit pouvant compromettre les accords de Libreville.
Général Noël Léonard Essongo
11-10-2013 - Par Charlotte Idrac


 

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