Centrafrique : l'ONU préoccupée par l'avancée des rebelles de la Seleka

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé la Seleka « à cesser immédiatement son offensive militaire ».
©

Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est dit profondément préoccupé dans un communiqué publié le 22 mars par l’avancée des rebelles en Centrafrique, et a agité la menace de la Cour pénale internationale pour ceux qui se rendront coupables de violences contre les civils. Le Conseil a déjà appelé cette semaine les deux parties, le pouvoir de Kinshasa et les rebelles de la Seleka à respecter les accords de Libreville du 11 janvier 2013, qui avaient stoppé une précédente offensive de rebelles contre Bangui. 

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Le Conseil de sécurité n’a pu que constater l’avancée des rebelles de la Seleka et l’impuissance des soldats de la Micopax, cette force de maintien de la paix, qui, selon un diplomate, à l’exception du contingent sud-africain, n’a « pas opposé de grande résistance ».

Le Conseil a exprimé sa « vive inquiétude » de voir les groupes armés aux portes de Bangui, la capitale. Les Quinze ont lancé une mise en garde à tous les combattants en rappelant que la Centrafrique est membre de la CPI, Cour pénale internationale, et que ceux qui se rendront coupables de tortures, d’exécutions sommaires ou de viols à l’encontre des populations civiles doivent être tenus pour responsable de crimes de guerre.

Le Conseil de sécurité a déjà appelé cette semaine les rebelles et le gouvernement de Centrafrique à respecter les accords de Libreville et avait exprimé sa confiance au Premier ministre Nicolas Tiangaye. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a, lui, aussi appelé la Seleka « à cesser immédiatement son offensive militaire » et dit son intention de tenter une médiation avec les chefs d’Etat de la région.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.