Centrafrique: revivez la journée du dimanche 24 mars - Afrique - RFI

 

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François Bozizé République centrafricaine Seleka

Centrafrique: revivez la journée du dimanche 24 mars

media Michel Djotodia a déclaré être le nouveau président de la République de Centrafrique. RFI/Sarah Sakho

Michel Djotodia, chef de la Seleka, a annoncé être le nouveau président de la République, ce dimanche 24 mars à Bangui et annoncé la mise en place d’un couvre-feu sur la capitale. Alors qu’elles étaient encore aux portes de Bangui samedi, les forces de la Seleka ont pris Bangui dans la journée. De nombreux pillages ont eu lieu et des combats ont opposé les forces de la Seleka avec, notamment, des soldats sud-africains.
Suivez l’édition spéciale sur la situation en Centrafrique sur l’antenne de RFI, ce lundi 25 mars de 6 h à 7 h (TU).

Les horaires sont donnés en temps universel (TU). 

22:40 (TU) : Dans la soirée, l’envoyé spécial de RFI à Bangui a pu constater que l’on entendait encore quelques tirs sporadiques dans la ville. Cependant, l’intensité des combats semble être beaucoup moins forte que ceux qui ont opposé les éléments de la Seleka aux soldats de la FACA et aux militaires sud-africains, au PK 10.

22:37 (TU) : Nicolas Tiangaye n’a pour l’instant pas officiellement donné sa réponse à la proposition de Michel Djotodia de le maintenir au poste de Premier ministre. Un de ses proches a cependant déclaré à RFI un peu plus tard qu'il s’apprêtait à accepter.

22:30 (TU) : Michel Djotodia, qui s’est déclaré comme le nouveau président de la République centrafricaine ce dimanche, a livré à RFI les premiers détails de la feuille de route qu’il suivre dans les jours, semaines et mois à venir.
Il a affirmé avoir rencontré Nicolas Tiangaye, Premier ministre du précédent gouvernement, qui devrait rester en place. « Nous avons causé avec lui. Nous resterons toujours dans l’esprit de Libreville », a affirmé Michel Djotodia. Il a également affirmé son intention de le maintenir à son poste de Premier ministre. Il a également affirmé que des ministres du précédent gouvernement, même pro-Bozizé, être appelés dans le futur gouvernement. « S’ils sont là encore, nous allons essayer de les appeler. Nos forces sont ouvertes pour tout le monde. Nous ne sommes pas là pour faire une chasse aux sorcières, nous sommes là pour tous les centrafricains », a-t-il déclaré.
« Il a été dit à Libreville que nous devions respecter trois ans pour organiser des élections. Nous n’allons pas faire plus », a-t-il par ailleurs affirmé, avant de tempérer : « Je n’ai pas dit que dans trois ans, nous allons remettre le pouvoir. J’ai dit que dans trois ans nous allons organiser des élections libres et transparentes. »

22:20 (TU) : Thierry Vircoulon, responsable pour l’Afrique centrale de l’International Crisis Group, basé à Nairobi, a livré son analyse de la situation centrafricaine à RFI. Pour lui, « la prise de Bangui est le point final de la logique d’affaiblissement du régime Bozizé. » L’expert juge en effet que « la présidence ne voulait pas se doter d’une armée efficace » et qu’elle en a donc payé le prix.

21:04 (TU) : Des membres de la famille de François Bozizé sont actuellement en République Démocratique du Congo, à Jemena, a affirmé Lambert Mende, le porte-parole du gouvernement congolais. Des membres de la famille de François Bozizé ont franchit la frontière et ont « fait une demande d’asile » qui a été « acceptée » par le gouvernement congolais, a précisé Lambert Mende au micro de RFI english.

20:55 (TU) : Le président tchadien Idriss Déby appelle la FOMAC à « contribuer à la sécurisation de la capitale centrafricaine » dans un nouveau communiqué rendu public ce dimanche soir. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale réaffirme que « l’accord de Libreville doit continuer à servir de base au règlement de la crise centrafricaine jusqu'à la tenue d'élections libres et transparentes. La CEEAC est disposée à appuyer tous les efforts faits dans ce sens. »

20:30 (TU) : Pour rappel, la Seleka, qui signifie « alliance » en sango, la langue usuelle en Centrafrique, est une composante de plusieurs mouvements venus d’horizons différents. Elle s’est formée en août 2012.
Trois principales forces la compose :
L'UFDR, l'union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement de Michel Djotodia.
La CPJP, la Convention des Patriotes pour la Justice et le Paix, originellement crée par Charles Massi, qui a été arrêté et a « disparu » depuis.
La CPSK, la Convention Démocratique du Salut du Kodro, dirigée par Dhaffane Mohammed-Moussa.

20:08 (TU) : Les Etats-Unis ont appelé dimanche la Seleka « à rétablir la loi et l'ordre dans la ville et à remettre en route les services de distribution d'eau et d'électricité », a déclaré Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat. Les Etats-Unis demandent également à la Seleka de « reconnaître la légitimité de l'Accord de Libreville », et de « fournir tout son appui au Premier ministre Nicolas Tiangaye et à son gouvernement. »

20:02 (TU) : Idriss Déby, le président tchadien et président en exercice de la CEEAC, a réagit à la situation en Centrafrique par un communiqué. Le président tchadien se dit « préoccupé » par la détérioration de la situation en Centrafrique et appelle « au respect des droits de l’homme et des accords de Libreville » pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos.

19:35 (TU) : Le premier ministre Nicolas Tiangaye devrait rester à son poste, a affirmé Michel Djotodia, qui a également promis des élections d’ici trois ans.

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François Bozizé (à droite) et Michel Djotodia, à l'issue de la signature des accors de Lubreville, le 11 janvier 2013 au Gabon. AFP PHOTO / STEVE JORDAN

19:07 (TU) : Michel Djotodia avait participé aux pourparlers de Libreville, en janvier. Il était devenu Ministre de la Défense au sein du gouvernement d’union nationale, à l'issue de ces pourparlers.
Il était l'un des cinq ministres représentant la Seleka dans ce gouvernement. Il a été «retenus» à Sibut par la rébellion le 17 mars dernier, avec les quatre autre ministres de la Seleka. Ils formaient une délégation ayant pour objectif de discuter du processus de paix et des conditions de désarmement et de la démobilisation des forces de la Seleka.
 

18:50 (TU) : La FOMAC a fait état de 14 militaires sud-africains tués au cours de combats avec des élèments de la Seleka. La Force multinationale d'Afrique centrale a par ailleurs commencé à mener des patrouilles de sécurisation dans les rues de la capitale, comme a pu le constater l'envoyé spécial de RFI à Bangui.

18:38 (TU) : Michel Djotodia a annoncé qu’un couvre-feu a été décrêté à Bangui. Il a affirmé à l’envoyé spécial de RFI à Bangui qu’il ne « souhaite pas faire de chasse aux sorcières. »
Michel Djotodia, chef de la Seleka, avait été nommé ministre de la Défense dans le gouvernement issu des accords de Libreville.
 

18:31 (TU) - Michel Djotodia a déclaré être le nouveau président de la république centrafricaine.

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Des soldats sud-africains à Begoua, à 17 kilomètres de Bangui, le 23 mars. REUTERS/Reuters TV

18:07 (TU) - Le général sud-africain Xolani Mabanga, directeur de la communication de l'armée, a confirmé ce dimanche à RFI la mort de plusieurs soldats sud-africains lors de combats entre les rebelles de la Seleka et les troupes sud-africaines qui ont eu lieu, notamment samedi, dans la banlieue de Bangui. Il y a eu des victimes dans les deux camps, a-t-il affirmé, assurant par ailleurs que les troupes africaines sont désormais « hors de danger ». Il a refusé de préciser combien d’hommes sont déployés en Centrafrique.

17:55 (TU) - Selon notre envoyé spécial à Bangui, la FOMAC a commencé à mener des patrouilles de sécurisation dans les rues de Bangui.
Des soldats français sont également en opération dans les rues de la capitale, effectuant des escortes de ressortissants français.
Par ailleurs, des tirs sporadiques se font encore entendre dans la ville, mais il semble que les combats se soient largement calmés.
 

17:40 (TU) - Le président de la République française a « suivi avec une grande attention l’évolution de la situation » en Centrafrique, écrit l’Elysée dans un communiqué qui confirme également la décision de la France de renforcer sa présence militaire à Bangui « afin d’assurer, si nécessaire, la protection des Français qui y résident. »
Le communiqué de l’Elysée, qui précise que François Hollande a « pris acte du départ du président François Bozizé » appelle « les groupes armés à respecter les populations civiles » et plaide pour le « dialogue autour du gouvernement issu de l’accord de Libreville. »
Les services de l’Elysée précisent également que François Hollande s’est « entretenu avec le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon et son homologue tchadien, Idriss DEBY, Président en exercice de la Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale, de l’évolution de la situation en RCA. »
 

17:10 (TU) - Des tirs sporadiques se font toujours entendre dans Bangui, selon notre correspondant sur place. Les rebelles de la Seleka justifient ces tirs par le fait qu’ils sont en train de faire des « vérifications », et évoquent des « poches de résistance. »

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16:30 (TU) - Le Comité international de la Croix-Rouge « lance un appel pour que le personnel médical et les secouristes puissent avoir accès aux blessés et mener leur travail sans être inquiétés », dans un communiqué rendu public ce dimanche. Le CICR, fait état de « beaucoup de blessés » à Bangui. « Les structures médicales n'arrivent pas à faire face à cet afflux. Les fréquentes coupures d'électricité entravent le fonctionnement des installations médicales et peuvent avoir des conséquences dramatiques sur les personnes qui ont besoin de soin », a déclaré Georgios Georgantas, chef de la délégation du CICR en Centrafrique.

15:35 (TU) - Il y a désormais 600 soldats français à Bangui. Un contingent de 250 soldats français est arrivé à Bangui dès samedi. Une autre compagnie, forte de 150 hommes, est arrivée ce dimanche depuis Libreville, au Gabon, où des forces françaises étaient pré-positionnées.

15:20 (TU) - D’après une source « proche du dossier », citée par l’AFP, 350 soldats français ont été envoyés en renfort.

14:50 (TU) - Roland Marchal, chargé de recherche au CNRS, invité ce dimanche sur l’antenne de RFI, s’est interrogé sur l’évolution des moyens à la disposition des forces de la Seleka. « On peut quand même se poser des questions sur l’importance du matériel lourd qu’ils ont. Qui peut, pour une part, relever du pillage des arsenaux dans les villes conquises, mais qui semble avoir une autre origine, également », a soulevé le chercheur.

Il a également pointé le renforcement de l’encadrement militaire du mouvement : « Ce qui frappait, dans les mouvements dans les années 2000, c’est le fait que beaucoup de gens n’avaient pas de très bonne formation militaire. Là, on voit qu’il y a eu un renforcement. Est-ce que cela veut dire qu’il y a eu la jonction d’autres mouvements armés, qui étaient un peu en déshérence au Darfour et se sont joint ? On prononce des noms de chefs ouaddaïen ou d’anciens chefs tchadiens. Je crois que c’est vrai ». (Relire également l'interview de Roland Marchal sur les origines de la situation en Centrafrique, du 19 mars dernier.)

14:25 (TU) - Les scènes de pillages continuent dans la capitale. D’après un témoin qui a vécu la scène, la cathédrale de Bangui a été « visitée » par des pillards six fois depuis le début de la matinée. A 14h15 (TU), des tirs se faisaient encore entendre dans le centre ville de Bangui, selon ce témoin.

13:49 (TU) - Dans un communiqué, Laurent Fabius a confirmé le départ de Bangui du président centrafricain François Bozizé. « Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j'appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue », a-t-il précisé.

13:00 (TU) - Des éléments de la Seleka « paradent » dans les rues de Bangui en tirant en l'air, selon un témoin. « Ils sont acclamés par la population », précise cet habitant

12:00 (TU) - Selon une source de la Fomac, les rebelles contrôlent la ville, même si il y a encore quelques poches de résistance.

11:00 (TU) - Il ya encore des tirs dans Bangui, selon notre envoyé spécial dans la capitale centrafricaine. Selon lui, des pillages auraient par ailleurs toujours lieu. Les soldats de la Fomac et les troupes françaises pourraient répondre positivement à l'appel de la Seleka, afin de sécuriser la ville. Les soldats sud-africains auraient également été récupérés par la Fomac. Les rebelles se sont emparés de la radio nationale.

10:30 (TU) - Le porte-parole de la rébellion de la Seleka a appelé  la Fomac et des éléments français présents à Bangui à se déployer dans Bangui, afin de les aider à sécuriser la ville.

10:00 (TU) - D'après notre envoyé spécial à Bangui, la situation demeure tendue et des tirs se font encore entendre dans la ville. Des scènes de pillages, dans des supermarchés ou chez des particuliers ont été observées dans la capitale. Certaines sources parlent du pillage de domiciles de responsables du régime Bozizé. Ces actes pourraient être tout aussi bien le fait de membres de la Seleka ou de civils voulant profiter de la situation insécuritaire. Des soldats français ont été apperçus aux abords du Lycée français, et des soldats de la Force multinationale d'Afrique centrale (Fomac) seraient également en ville pour assurer entre autre la protection des diplomates. Les soldats français pourraient participer à la sécurisation de la ville, pour éviter la multiplication des pillages notamment.

09:03 (TU) - Le président Bozizé serait en fuite. La France demande à ses 1 250 ressortissants de rester chez eux et réclame une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU.

08:48 (TU) - Les rebelles annoncent avoir pris le palais présidentiel. « Nous avons pris le Palais présidentiel », a annoncé le colonel Djouma Narkoyo à l'AFP, tout en présisant que « Bozizé n'y était pas ». Il a ajouté: « Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président de la Seleka (Michel Djotodia) prenne la parole ».

08:30 (TU) - Des tirs ont été entendus aux abords du palais présidentiel. Aucune information fiable concernant le lieu où se trouve le chef de l'Etat.  « Nos troupes sont autour du palais. Nous sommes face aux dernières forces fidèles au président François Bozizé », a déclaré Eric Massi, le porte-parole de la Seleka, depuis Paris.

« Nous souhaitons le départ immédiat du président François Bozizé, ainsi que l’arrêt des combats dans la capitale. Nous demandons aux forces centrafricaines de ne pas combattre : il s’agit d’assurer la protection des civils dans la capitale », a également déclaré Eric Massi, ce dimanche sur les ondes de RFI.

Interrogé sur les coupures de courant, et notamment sur le risque qu’elles font peser sur les patients hospitalisés, Eric Massi a assuré « avoir conscience du problème ». « C’est une action qui doit être mené d’urgence », a-t-il affirmé. « La coupure d’hier a été réalisée au moment du combat sur Bouali. J’espère que les équipes techniques vont pouvoir se mettre en œuvre très rapidement. »
 

08:15 (TU) - Depuis ce matin, les rebelles de la Seleka sont entrés dans la capitale. Alors qu'ils étaient hier cantonnés au PK12 (point à 12 km du centre), des accrochages auraient eu lieu plus près du centre cette matinée.

23 mars - Face à l'avancée des troupes de la Seleka, l'aéroport de Bangui Mpoko a été sécurisé par les troupes françaises, qui ont reçu des renforts ce samedi 23 mars.


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