Centrafrique : la polémique enfle à Pretoria après la mort de 13 soldats sud-africains


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En Afrique du Sud, la polémique enfle après la mort de treize soldats sud-africains en Centrafrique. Ils ont été tués dans des combats lors de la prise de la capitale Bangui par les rebelles de la Seleka le 24 mars. Les militaires sud-africains ont été envoyés par Pretoria pour protéger l'ex-président François Bozizé.  Pour le moment, le président Zuma a annoncé le maintien pour l'instant du reste des troupes sur place. L'Afrique du Sud est le seul pays à avoir apporté son soutien au régime de Bozizé jusu'au bout. Celui-ci est parti se réfugier au Cameroun.  

Le président Jacob Zuma a bien expliqué le 25 mars que les soldats sud-africains présents en Centrafrique, en vertu d’un accord bilatéral, étaient là dans le cadre des efforts de paix et de stabilisation de la région.

L’ANC, le parti au pouvoir, a également affirmé que les soldats tués dimanche étaient morts pour la paix sur le continent. Et pour l’Afrique du Sud, il n’est pas question pour le moment de retirer ses troupes.

Mais ces explications n’ont pas suffi. La mort de ces soldats a provoqué l’émoi, mais aussi beaucoup de questions dans le pays. L’Alliance démocratique, dans l’opposition, réclame l’ouverture d’une enquête sur le déploiement des forces sud-africaines.

Les critiques viennent également de l’armée elle-même : Sandu, le syndicat de la Défense nationale estime que le gouvernement doit ramener les hommes à la maison.

Quant au secrétaire général du Cosatu, la centrale syndicale alliée de l’ANC, il estime, que les troupes sud-africaines n’auraient pas dû être déployées, du moins sans mandat de l’Union africaine.
 

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