Centrafrique : des proches de François Bozizé accueillis à Kinshasa

La situation sécuritaire à Bangui est toujours instable.
© AFP PHOTO / AFPTV / LEGER KOKPAKPA

Après la prise de Bangui, dimanche 24 mars, le président déchu de la République centrafricaine, François Bozizé, a trouvé refuge au Cameroun, en attendant de trouver un pays d’accueil. Sa famille, qui n’a pas eu la chance de monter comme le président dans un hélicoptère, s’est enfuie avec les moyens du bord avant d’arriver, ce mardi 26 mars, à Kinhsaha, en République démocratique du Congo où elle est prise en charge.

Deux épouses de François Bozizé et leurs enfants, une vingtaine de personnes au total, sont logés par les autorités congolaises dans une maison d’hôte du quartier résidentiel de Macampagne sur les hauteurs de Kinshasa. « C’est la solidarité africaine qui s’applique, ces gens-là sont arrivés démunis », explique une source gouvernementale.

Les proches de l’ex-président Bozizé ont fui Bangui en catastrophe, sans avoir eu le temps de faire leurs bagages. Ils ont subi un voyage éprouvant. Après la traversée de la rivière Oubangi, ils se sont retrouvés à Zongo, en RDC, dans la province de l’Equateur. De là, ils ont voyagé de nuit, sur une piste, vers Gemena.

C’est à partir de Gemena qu’ils ont été acheminés par avion à Kinshasa. Maintenant, ils se reposent. Ils sont nourris, logés, habillés. Ils resteront dans la capitale congolaise « le temps nécessaire », nous dit-on. On ne sait pas quelle sera la prochaine destination du clan familial Bozizé. Ces proches du président déchu sont tenus, pour le moment, à l’écart de la presse.

La vie reprend timidement

En Centrafrique, entre-temps, la vie reprend mais de manière très timide. Les coups de feu ainsi que les pillages sont moins fréquents ; la population a commencé à sortir dans les rues de la capitale et quelques voitures se sont hasardées dans les rues. « J’ai vu des éléments de la Seleka en train de passer et des civils, comme moi, en train de passer et d’observer les suites des pillages », a témoigné un habitant de Bangui, au micro de RFI.

La circulation reprend mais les habitants de la capitale ne connaissent pas le profil des nouveaux hommes forts du pays et estiment qu’il est prématuré de donner un avis sur ces nouveaux dirigeants. Cela n’empêche pas la jeunesse centrafricaine d’avoir de multiples revendications à faire valoir.

Lors de son discours officiel prononcé lundi, Michel Djotodia, qui s’est proclamé président, a appelé les fonctionnaires et agents du secteur public et privé à reprendre leurs activités. Pour le moment, cet appel est resté sans effet car aucune institution n’a été ouverte.

Il faut qu’il y ait une rupture par rapport à tout ce qu’on a vécu depuis vingt ans.

Témoignages recueillis dans les rues de Bangui
26-03-2013 - Par RFI

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