Devant la CPI, Bosco Ntaganda clame son innocence

Bosco Ntaganda devant la CPI a comparu pour la première fois devant la CPI ce mardi 26 mars.
© REUTERS/Peter Dejong/Pool

Bosco Ntaganda a comparu pour la première fois ce mardi 26 mars devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ex-général congolais est soupçonné de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre, d’exactions commises par la rébellion qu’il dirigeait il y a une dizaine d’années dans l’est de la République démocratique du Congo.

Avec notre envoyé spécial à La Haye, Pierre Benazet

« J’ai été informé de ces crimes, mais je plaide non coupable », s’est insurgé Bosco Ntaganda lors de la lecture des chefs d’accusation qui pèsent contre lui.

Le juge de la Cour pénale internationale l'a immédiatement interrompu. L'objet de cette audience n'est pas de connaître la nature de son plaidoyer, il est encore bien trop tôt. Cette audience préliminaire quatre jours après son arrivée au centre de détention de Scheveningen n’est que le début d’une longue procédure initiale. Il s’agissait ce mardi uniquement de s’assurer de l’identité de l’accusé et de lui signifier les charges à son encontre.

Les deux mandats d’arrêt émis en 2006 et 2013 accusent Bosco Ntaganda de sept chefs de crimes de guerre pour viols, pillage, esclavage sexuel et recrutements d’enfant soldats. L’ancien général rebelle est aussi sous le coup de trois chefs d’accusation pour crimes contre l’humanité, meurtres, crimes sexuels et persécutions.

Tous ces crimes portent sur la période 2002-2003 lorsque Bosco Ntaganda était chef adjoint des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), actives en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo. On parle à l’époque de 800 morts et de 14 000 déplacés.

La suite des procédures sera maintenant dans six mois lors de l’audience dite de confirmation des charges à la Cour pénale internationale.

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