La polémique continue sur le rôle du contingent sud-africain en Centrafrique

Capture d'écran TV de soldats sud-africains à Begoua, à 17 kilomètres de Bangui, le 23 mars 2013.
© REUTERS/Reuters TV

La presse sud-africaine affirme que le bilan humain du contingent en Centrafrique s'est alourdi côté sud-africain. Le quotidien Beeld, un journal en afrikaans, croit savoir qu'au-delà des treize soldats tués au cours des combats de samedi contre les rebelles, six membres des forces spéciales ont également trouvé la mort lors des combats face aux rebelles de la Seleka. Le Beeld affirme aussi que quarante soldats sud-africains sont maintenus en détention en Centrafrique, ce que nient Bangui et Pretoria. Des voix s'élèvent aussi du côté de l'opposition et d'un syndicat de l'armée en Afrique du Sud pour que les autorités de Pretoria lèvent le voile sur les nombreuses zones d'ombre qui entourent le contingent sud-africain en Centrafrique. 

Au cours de la journée de samedi, les soldats sud-africains, au nombre de deux cents, ont affronté, treize heures durant, les forces de la Seleka qui comptaient pas moins de trois mille hommes.

Pretoria ne le cache pas, c’est écrit dans un communiqué officiel publié mardi. Un communiqué qui a confirmé que 13 soldats sud-africains ont été tués. Le principal parti d'opposition sud-africain a immédiatement réclamé l'ouverture d'une enquête parlementaire. Celle-ci, exige l’Alliance démocratique, devra notamment déterminer pourquoi le rapport de force était à ce point déséquilibré.

La presse de la «nation arc-en-ciel» rapporte par ailleurs que des officiers sud-africains avaient alerté leur hiérarchie sur la nature suicidaire de leur mission. Les forces régulières centrafricaines, samedi, ont très tôt abandonné les combats, laissant les soldats sud-africains seuls face aux rebelles.

Le porte-parole de l’armée sud-africaine a nié les allégations selon lesquelles une quarantaine de soldats sud-africains avaient été faits prisonniers. Joint par RFI, Xolani Mabanga a affirmé que le contingent sud-africain était en sécurité en Centrafrique et a dit ignorer quand il sera rappelé. De son côté, l'ANC, le parti au pouvoir, a fustigé les déclarations de l’opposition qui vise « à exploiter la disparition d’hommes aux combats à des fins politiques ».

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