Centrafrique: Nicolas Tiangaye, un Premier ministre depuis longtemps sous les projecteurs


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Déjà Premier ministre de François Bozizé, le président centrafricain renversé il y a trois jours par la rébellion, l’avocat Nicolas Tiangaye a été confirmé à son poste par le nouvel homme fort du pays, Michel Djotodia, ce mercredi 27 mars. Défenseur de Bozizé lors de son procès en 1989, Tiangaye est depuis dix ans un personnage central de la vie politique de Centrafrique.

Militant des droits de l’homme et ex-bâtonnier de l’Ordre des avocats de Centrafrique, Nicolas Tiangaye, âgé de 57 ans, a déjà une longue carrière derrière lui. Dans les années 1980, il s'est fait connaître de l'opinion publique en acceptant de défendre Jean-Bedel Bokassa premier empereur de Centrafrique.

En 1991, il devient président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme, un poste qu'il occupera pendant dix ans. Bâtonnier de l’Ordre des avocats centrafricains pendant quatre ans, Nicolas Tiangaye a aussi été sous les projecteurs pour avoir défendu la cause du Rwandais Jean-Paul Akayesu, condamné à perpétuité dans le tout premier dossier de génocide rwandais traité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda.

Premier ministre depuis le 17 janvier 2013

En 1989, il défend une autre personnalité : le général François Bozizé. Le président renversé ce week-end était à l'époque accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat par le pouvoir d’André Kolingba. Le général Bozizé, qui avait été arrêté au Bénin et transféré en RCA, avait été acquitté par la Haute Cour de justice de Centrafrique à l’issue de ce procès.

L'arrivée au pouvoir de François Bozizé en 2003, par un coup d'Etat contre Ange-Félix Patassé, donne l’occasion à Nicolas Tiangaye d’être propulsé sur le devant de la scène politique centrafricaine : pendant deux ans, il dirigera en effet le Conseil national de transition.

Candidat de son parti, la Convention républicaine pour le progrès social, il obtient difficilement 2% des voix à la présidentielle de 2011. Il fait son entrée le 17 janvier 2013 à la primature, où il vient d'être reconduit par le nouveau chef d'Etat, qui lui a demandé de rester jusqu'à la fin de la transition politique.

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