RDC: l’ONU adopte le projet de résolution sur la brigade d’intervention de la Monusco

Un casque bleu de la MONUSCO patrouille autour du village de Katoyi dans le territoire de Masisi dans la République démocratique du Congo du Nord-Kivu province.
© AFP/ PHIL MOORE

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi 28 mars un projet de résolution portant création d'une nouvelle brigade d'intervention de la Monusco, la mission des Nations unies au Congo. Sorte de «force spéciale» de l’ONU chargée de combattre les groupes armés. Que peut-elle changer sur le terrain ?

Jusqu'à présent, la Monusco apportait surtout un soutien logistique à l'armée congolaise, dans ce qu'on appelait les opérations conjointes contre les groupes armés. Finalement, elle ne combattait que si elle était directement visée. Et ce, même si son mandat comprenait - et comprend toujours- la protection des civils.

Cette nouvelle brigade pourra donc mener seule, sans l'armée congolaise, des offensives ciblées et musclées contre ces groupes. Cette brigade comptera 2 700 hommes, sur quelque 20 000 casques bleus déployés dans l'Est.

Mais, même avec des moyens de projection importants, on voit mal comment cette force pourrait venir à bout des groupes armés des Kivus à l'Ituri. Autre bémol : combattre des groupes armés signifie risquer des pertes importantes du côté des casques bleus.

On a vu à quel point les pays contributeurs de troupes de la Monusco qui sont au Conseil de sécurité, le Guatemala, le Maroc et le Pakistan, ne voyaient pas du tout d'un bon œil ce changement de doctrine. Ils ont accepté l'idée de cette brigade d'intervention, à laquelle d'ailleurs ils ne contribueront vraisemblablement pas, mais ne veulent surtout pas que les règles d'engagement des autres brigades de la Monusco soient modifiées. C'est pourtant ce que beaucoup, au sein même de la force onusienne, espèrent sur le terrain.

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