France: démantèlement d’une filière congolaise de faux papiers


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La police française a démantelé, ces derniers jours, une vaste filière de contrefaçon et falsification de papiers d'identité en région parisienne. Les faussaires présumés – tous originaires de la République démocratique du Congo (RDC) – fabriquaient et revendaient de faux documents en tous genres. Ils travaillaient en groupe, avec à leur tête, un organisateur. Douze personnes ont été arrêtées et onze placées en garde à vue dont le présumé cerveau.

L’enquête a commencé en 2012 et concernait une filière d’aide au séjour irrégulier de Congolais en France. C’est en remontant le fil de celle-ci que la police estime avoir découvert un vaste réseau de fabrication et de revente de faux documents qui permettaient ensuite à leurs bénéficiaires d’obtenir des titres de séjour, des allocations ou encore des prêts bancaires et des demandes d’asile.

Des fiches de paye, passeports, livrets de famille, des actes de naissance, de faux timbres fiscaux, des justificatifs de domicile ou encore des attestations étaient ainsi fabriqués dans un local situé en Seine-Saint-Denis, en région parisienne. Les enquêteurs ont également découvert qu’un acte de naissance coûtait 30 euros ; une attestation d’assurance, 200 euros et un visa, 80 euros.

Les faussaires présumés travaillaient en groupe. L’organisateur – le cerveau du groupe – distribuait le travail à ses collègues, avec l’aide de rabatteurs, ce qui laisse présumer qu’il s’agirait d’une entreprise assez particulière car les faussaires travaillent, en général, seuls.

Douze personnes ont été arrêtées, prises en flagrant délit au moment de la vente d’un faux passeport. Parmi les suspects, l’organisateur présumé de la filière, les faussaires et les rabatteurs, tous originaires de la RDC. Leur trafic aurait essentiellement servi à des ressortissants, eux aussi congolais, et d’Afrique subsaharienne.

Selon une source proche de l’enquête, contactée par RFI, les policiers ont notamment retrouvé, chez le cerveau présumé, plusieurs centaines de faux documents, des matrices de fabrication et des plastifieuses. La deuxième partie de l’enquête devrait permettre de savoir combien de personnes ont acheté des faux documents auprès de cette importante filière organisée.