Centrafrique: l'opposition suspend sa participation au gouvernement


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En Centrafrique, l'opposition a annoncé lundi 1er avril qu'elle se retirait du gouvernement d'union nationale annoncé dimanche soir. Un gouvernement principalement issu de la rébellion, de l'opposition et de la société civile , composé de 34 membres, mais que l'opposition juge déséquilibré.

Joseph Bendounga, opposant et ancien maire de Bangui, joint par RFI, explique les raisons du retraait de l'opposition du nouveau gouvernement.

« Le constat de l’opposition démocratique par rapport au gouvernement Tiangaye 2 a été très amer. L’opposition démocratique s’est réunie toute la journée, a décidé de la suspension de la participation de ses membres au gouvernement Tiangaye 2. Cette décision concerne les huit ministres de l’opposition démocratique et l’association Londo qui fait 9.

Nous demandons la redéfinition du contour de la transition, de fixer une feuille de route précise pour la gestion de cette période de transition, et troisièmement que les consultations en vue de la mise en place du gouvernement d’union nationale de transition se fassent selon les règles de l’art et non le Premier ministre dans son pupitre qui décide et affecte les postes ministériels comme si l’opposition démocratique centrafricaine est son employé ».


Jean Jacques Demafouth, ancien ministre de la Défense et président de l'APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), un mouvement politico-militaire non combattant qui ne fait pas partie de la Seleka, n'est pas au gouvernement, mais il ne se dit pas déçu, comme il l'a confié à RFI.

« Je n’ai pas demandé à être dans le gouvernement. Comme vous le savez, les accords de Libreville avaient prévu que tous ceux qui rentrent dans le gouvernement ne peuvent pas être candidats aux prochaines élections. Donc je me réserve un peu.Je pense en effet que c’est un gouvernement de transition comme ça a été dénommé. On va les voir à l’œuvre. Je leur souhaite bonne chance, parce que le défi sécuritaire est vraiment très important. S'ils ont besoin de conseils, nous sommes à côté.

Je regrette un peu qu’il n'y ait pas de représentants ni de l'APRD ni de la NAP (Nouvelle alliance pour le progrès), mais ce n’est pas grave, il n’y a pas qu’au gouvernement qu’on peut travailler. On jugera sur acte. Attendons un peu, il faut donner du temps au temps. Et les voir à l’œuvre. Mais vraiment, je leur souhaite bonne chance. Le vrai défi c’est la sécurité, il faut alléger les souffrances des Centrafricains, et surtout il faut arrêter les pillages ».

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