Centrafrique : une mini-crise politique déjà en cours de règlement?

Des supporters de Michel Djotodia dans les rues de Bangui, le 30 mars 2013.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Ce lundi 1er avril, neuf partis de l’opposition à François Bozizé déclarent qu’ils suspendent leur participation au nouveau gouvernement d'union nationale, une annonce faite par le ministre de l'Elevage Joseph Bendounga. Les signataires de ce communiqué considèrent que le gouvernement d’union nationale a été réuni sans concertation et qu’ils ne sont pas suffisament représentés. Une micro-crise qui semble déjà en passe d’être réglée ce mardi 2 avril.

Cinq ministres de l’ex-opposition étaient reçus ce matin par le Premier ministre, Nicolas Tiangaye dont le parti est lui-même signataire du communiqué publié hier. Pour eux, pas question de suspendre leur participation au gouvernement. La décision prise par le collectif de l’ex-opposition ne les concerne pas.

Martial Loudegué, le ministre de l’Education, issu des rangs du MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) a sa propre lecture de ce nouvel épisode de la vie politique centrafricaine : « Lorsqu'un enfant pleure, il demande que le père ou la mère le prenne. Et si on ne le prend pas vite, il se met à casser les choses dans la maison et ça attire l'attention ». Et d'expliquer, « c'est pour eux, une manière très forte d'appuyer sur la sonnette pour que, soit le Premier ministre, soit le Président puisse les recevoir ».

Responsabilités

Avant de s’envoler pour le sommet de Ndjamena, le Premier ministre Nicolas Tiangaye assure qu’il n’hésitera pas à prendre ses responsabilités à l’égard de ceux qui ne se présenteront pas au Conseil des ministres prévu la semaine prochaine.

En clair, si ceux-ci ne viennent pas participer aux travaux du gouvernement, ils seront révoqués. Une menace qui résonne comme un test pour faire le tri entre ceux qui ont des motivations politiques et ceux qui espèrent uniquement des postes souvent financièrement très rentables.

Sur le terrain, toujours l'insécurité

Le rétablisement de la sécurité se fait toujours attendre dans le pays. C'est le cas de la ville de Mbaïki à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui, la capitale. Selon le général Noureldine Adam, le nouveau ministre d'Etat chargé de la Sécurité, les pillages et les exactions constatées à Mbaïki ne sont pas le fait de la Seleka mais d'éléments d'un autre groupe armé dirigé par Abdoulaye Miskine.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.