Centrafrique : l'opposition boycotte le nouveau gouvernement d'union nationale

Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye, le 7 janvier 2013, à l'aéroport de Bangui.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

L'opposition démocratique en Centrafrique a annoncé le 1er avril qu'elle ne participerait au nouveau gouvernement d'union nationale. Elle regrette ce qu'elle qualifie de manque de consultation lors de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Le chef de la Seleka, Michel Djotodia, président autoproclamé, a nommé le 31 mars un nouveau gouvernement, réservant huit postes à l'opposition et seize à la société civile, les dix derniers étant pour l'essentiel attribués à des membres de l'ex-rébellion, Seleka. 

Dans la déclaration qui a été diffusée le 1er avril, les partis politiques d'opposition à François Bozizé font part de leur mécontentement sur la façon dont la transition s'engage, maintenant que le deuxième gouvernement d'union nationale a été mis en place.

Premier motif de frustration : l'attribution des portefeuilles. Le collectif dit avoir été informé par la voie des ondes de la composition du gouvernement, et le regrette. Selon les signataires de la déclaration, « Les partis politiques auraient dû être consultés avant la formation du gouvernement, au lieu qu'elle leur soit imposée par le Premier ministre ».

Les signataires déplorent également l'absence de délimitation claire des contours de la transition. Selon eux, une feuille de route précise aurait dû être établie afin « d'éviter toute interprétation tendancieuse ».

Les neuf partis d'opposition annoncent que face à cette situation, ils décident de suspendre la participation des ministres issus de leurs rangs au deuxième gouvernement d'union nationale de transition.

L'annonce sera-t-elle suivie d'effet ? Il est encore trop tôt pour le savoir. Les heures qui viennent diront si les différents partis dont le nom est engagé font bloc autour de ce texte, et si les ministres de l'opposition acceptent de se rallier à l'avis de leurs chefs d'état-major.

Sur le terrain, toujours l'insécurité

Le rétablisement de la sécurité se fait toujours attendre dans le pays. C'est le cas de la ville de Mbaïki à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Bangui, la capitale. 

La sécurité n'est toujours pas rétablie
02-04-2013 - Par Cyril Bensimon

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