Mali - 
Article publié le : mardi 02 avril 2013 à 23:23 - Dernière modification le : mercredi 03 avril 2013 à 12:08

Mali : liberté provisoire pour le journaliste Boukary Daou

Boukary Daou, directeur de publication du quotidien privé «Le Républicain».
Boukary Daou, directeur de publication du quotidien privé «Le Républicain».
Boukary Daou

Par RFI

Au Mali, le directeur de publication du journal Le Républicain, Boukary Daou avait été arrêté le 6 mars dernier ; il vient d’être libéré. Le journaliste malien reste néanmoins inculpé après la publication d’une lettre de soldats maliens mettant en cause les avantages financiers accordés au capitaine Sanogo, l'homme à l’origine du coup d’Etat du 22 mars dernier. Mais cette libération provisoire, finalement accordée par la justice malienne, est une première victoire pour le journaliste et pour tous ses confrères.

Après sa libération, Boukary Daou a retrouvé sa famille, ses cinq enfants après 28 jours de détention, dont huit passés dans les locaux de la Sécurité d’Etat, en dehors de toute procédure légale.

Sur les sévices qui lui ont été infligés par les services de renseignement maliens, Boukary Daou ne souhaite pas s’exprimer pour le moment. Ses premières paroles, au moment où il retrouve enfin sa famille, sont pour tous les confrères journalistes qui se sont mobilisés depuis son arrestation : « Moi j’étais en prison mais mon constat merveilleux a été que la confraternité et la solidarité n’étaient pas en prison. Elles étaient libres. Cela m’a réconforté, ça m’a aidé à tenir compte tenu de toute cette mobilisation. Je ne me sentais pas en prison ».

Liberté provisoire

Mais la liberté de Boukary Daou n’est que provisoire, le journaliste reste accusé d’incitation au crime et au délit, et de publication de fausses nouvelles. Il risque jusqu’à 3 ans de prison : « Le combat n’est pas fini : le combat pour la libre expression, le combat pour la liberté démocratique, le combat pour gagner mon procès. Je suis sous inculpation, donc je dois combattre avec tous les confrères qui sont restés très mobilisés. J’ai confiance en mes avocats. J’ai confiance en mes confrères. J’ai confiance en la justice malienne ».

Boukary Daou sera jugé le 16 avril prochain. RFI a joint au téléphone, ce mardi 2 avril, l’un de ses avocats, Me Lamissa Coulibaly. Celui-ci se dit confiant dans la justice de son pays.

Me Lamissa Coulibaly

Avocat de Boukary Daou

Je viens de le raccompagner chez lui. J’étais confiant, car il n’y avait plus de raison de le maintenir en prison […]. A part le fait qu’il est très fatigué, il va bien. Il a le moral. Là c’est un premier pas, mais un grand pas.

 

02/04/2013 par Charlotte Idrac

tags: Dioncounda Traoré - Justice - Mali - médias
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