Dernières infos
France - 
Article publié le : jeudi 04 avril 2013 à 23:14 - Dernière modification le : vendredi 05 avril 2013 à 12:38

Affaire Cahuzac : François Hollande écarte l'idée d'un remaniement ministériel

Le président François Hollande lors de sa conférence de presse à Rabat, ce jeudi soir 4 avril.
Le président François Hollande lors de sa conférence de presse à Rabat, ce jeudi soir 4 avril.
REUTERS/Youssef Boudlal

Par RFI

En France, pas de remaniement ministériel en vue pour l’instant, c’est ce qu’a annoncé François Hollande. Le président français tenait une conférence de presse à Rabat au Maroc, où il achevait sa visite d’Etat. Le mensonge de Jérôme Cahuzac est une faute « individuelle ». « Le gouvernement n’est pas mis en cause », a-t-il souligné. François Hollande, qui s’est dit à nouveau déterminé à vouloir moraliser la vie politique. Il convient de mettre une « bonne fois pour toute » un terme à ces pratique, a enfin dit M. Hollande.

François Hollande

Président de la République française

Oui, c’est un choc qui appelle nécessairement des décisions. Et ces décisions, j’en ai annoncé une part sur le plan législatif. Nous avons besoin de continuer la moralisation de la vie politique et même de la vie économique.

 

04/04/2013 par Florent Guignard

Avec notre envoyé spécial à Rabat, Florent Guignard

C’est la seconde fois en deux jours qu’il s’exprime sur l’affaire Cahuzac et, à Rabat, le ton se veut encore plus ferme. François Hollande promet d’autres mesures pour moraliser la vie politique et économique. « Je vous le dis, j’irai jusqu’au bout, jusqu’au bout sur ces questions. Je n’ai rien à redouter. Au contraire, parce que je suis le chef de l’Etat d’un pays qui est une grande nation, qui ne peut pas accepter d’être ainsi humiliée avec des affaires qui se succèdent depuis des années. Il convient d’y mettre une bonne fois pour toute un terme. »

Mais après le cas Cahuzac, nouvelle épine : les comptes offshore du trésorier de sa campagne présidentielle. Cette affaire, selon Hollande, ne le concerne pas : « Ce qui compte pour moi, c’est que les comptes de campagne aient été validés et regardés comme conformes. Ensuite, sur les activités privées, c’est à l’administration fiscale, s’il en est besoin, de faire son travail ».

La droite réclame un remaniement du gouvernement. Une hypothèse exclue par le président. « Ce n’est pas le gouvernement qui est en cause, c’est un homme qui a failli. Alors, pour ce qui concerne le fonctionnement du gouvernement, il n’y a de ce point de vue pas de décision à prendre », a-t-il martelé.

François Hollande a mis un terme aux spéculations, sans pour autant mettre un terme à la crise de confiance.

Jean-Luc Mélenchon appelle à une manifestation le 5 mai pour sortir de la Ve République

Témoignage

Ce système a combiné les effets d'une monarchie quinquennale, avec une irresponsabilité se diffusant à tous les étages par la concentration du pouvoir, et le néolibéralisme, avec les flots d'argent qui circulent de tous les côtés. Tant et si bien qu'une espèce d'oligarchie s'est constituée, de tout-puissants seigneurs et de leurs affidés dans le monde politique et médiatique.

 

05/04/2013 par Charlotte Gauthier

tags: Finances - Fiscalité - France - François Hollande - Maroc
Fiche Pays :
Sur le même sujet :
Réagissez à cet article
Commentez cet article en tapant votre message dans la zone de texte. Le nombre de caractères est limité à 1500 ou moins.
(1) Réaction

Difficile d'échapper à un

Difficile d'échapper à un remaniement dans les mois à venir...

Fermer