Centrafrique: première réunion du gouvernement de transition

Le président autoproclamé de la République centrafricaine, Michel Djotodia.
© REUTERS/Alain Amontchi

Le gouvernement de transition centrafricain a tenu ce vendredi 5 avril son premier conseil. C'est un gouvernement essentiellement composé d'opposants, de membres de la Seleka et de la société civile. Conformément aux recommandations des chefs d'Etat d'Afrique centrale, réunis jeudi 4 avril à Ndjamena, le prochain objectif est la création d'un Conseil national de transition (CNT), censé désigner un président pour dix-huit mois et rédiger une nouvelle Constitution. Bilan de cette réunion.

Selon Crépin Mboli-Goumba, porte-parole du gouvernement centrafricain, le bilan de cette première séance de travail est positif. Il note un certain consensus entre toutes les entités en présence, et pointe la participation du collectif et de l'opposition démocratique centrafricaine. « Une partie de l’opposition avait décidé de suspendre sa participation, c’était un communiqué. Je peux vous dire que tout le monde était présent, sauf une seule personne qui était malade et qui s’est excusée. Les choses se sont déroulées le plus naturellement du monde et le plus normalement du monde », précise le porte-parole.

Quand aux conclusions de ce premier conseil, il s'agit de former un Conseil de transition. Crépin Mboli-Goumab observe : « Notre temps a été occupé à discuter de la base juridique du Conseil national de transition, qui, en réalité sera dénommé Conseil supérieur de transition. Cet organe sera chargé d’élire le président de la République, puis de la rédaction de l’avant-projet de Constitution à soumettre au peuple par voie de référendum.

C’est également un organe constituant. Et naturellement, ce sera un organe qui aura les prérogatives d’une Assemblée nationale, à l’exception – il faut le dire – du Premier ministre qui ne peut pas être révocable. Et donc ne pourra pas exercer son droit de censure. Le Code électoral est un code consensuel qu’il faudra simplement adopter ».

Par ailleurs, à Bangui, le couvre-feu a été allégé. Désormais, il entrera en vigueur à 21h (heure locale) au lieu de 19h actuellement. Dans la soirée de vendredi, des échanges de tirs ont retenti dans un quartier du 4e arrondissement de Bangui réputé favorable au président déchu François Bozizé, entre des jeunes et des membres de l'ex-rebellion Seleka. Le calme est ensuite revenu.

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