Mali : Laurent Fabius à Bamako pour discuter du calendrier électoral

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, lors de la conférence sur le Mali, à Paris, le 19 mars 2013.
© REUTERS/Robert Pratta

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, est arrivé jeudi 4 avril au soir à Bamako, au Mali, pour discuter avec les responsables politiques, notamment de l’organisation d’élections en juillet en dépit d’une situation qui reste instable dans le Nord dans la mesure où des jihadistes y restent actifs dans certaines zones malgré l’intervention franco-africaine pour les en chasser. Pour Laurent Fabius, c’est une visite au pas de course. Pas moins d’une dizaine de rendez-vous en l’espace d’une seule journée et cela a commencé tôt ce vendredi matin.

Laurent Fabius a rencontré tôt le Burundais Pierre Buyoya, le représentant spécial de la Commission de l’Union africaine et chef de la Mission internationale de soutien au Mali, la Misma. Rencontre aussi avec son homologue malien des Affaires étrangères, Tiem

an Coulibaly, avec le Premier ministre Diango Cissoko et avec également le président de la République par intérim Dioncounda Traoré. Deux autres rendez-vous sont encore prévus pour Laurent Fabius, qui ne se chôme pas.

Avec ces interlocuteurs, le chef de la diplomatie française a discuté d’au moins trois sujets. D’abord la situation au Nord qui n’est pas totalement stabilisée. Le message de Paris est le suivant : la France ne partira pas du jour au lendemain.

Autre sujet abordé : ce sont les élections de juillet prochain. Là aussi il y a un message de la France : il faut aller vite aux élections pour avoir un président légitime. Et sur ce point, Bamako met les bouchées doubles. Ici, on est même optimistes, comme l’a montré ce vendredi le ministre de l’Administration territoriale Moussa Sinko Coulibaly interrogé par RFI, mais certains disent on voit mal comment on peut organiser des élections totalement propres dans trois mois.

Enfin, troisième sujet qui intéresse l’émissaire français, c’est le processus de réconciliation nationale. Il faut que les Maliens du Sud et du Nord puissent parler, se parler, s’entendre et, sur ce sujet, Paris salue les premières nominations au sein de la « Commission dialogue et réconciliation nationale ». 

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