Soudan: condamnation de neuf militaires accusés de tentative de coup d'Etat

Salah Gosh, l'ancien chef des renseignements soudanais, une des personnalités poursuivies pour tentative de coup d'Etat.
© REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah

Au Soudan, neuf militaires de l'armée ont été condamnés à des peines de 2 à 5 ans de prison. Ils étaient accusés d'avoir participé à une tentative de coup d'Etat à la fin de l'année 2012. L'ancien brigadier général Mohamed Ibrahim écope de la peine la plus lourde.

Le coup d'Etat avorté devait avoir lieu le 22 novembre 2012, d'après les autorités. Finalement, treize personnes avaient été arrêtées, dont des hauts gradés de l'armée, et l'ex-chef des services secrets, Salah Gosh, un ancien fidèle du régime limogé en 2009.

Depuis ce coup de filet, très peu d'informations ont filtré sur le présumé complot. Les anciens responsables du renseignement, les civils,  n'ont pas - ou pas encore - été jugés. Quant au procès des officiers, ouvert à la mi-mars, il s'est tenu devant une cour militaire dans le plus grand secret.

Tensions au sein du régime

Au final, les sentences sont plus légères que ce qu'attendaient les observateurs. C'est l'ancien brigadier général Mohamed Ibrahim qui écope de la peine la plus lourde, 5 ans. Il avait notamment participé au putsch qui avait porté Omar el-Béchir au pouvoir en 1989.

Pour la plupart, les condamnés sont soupçonnés d'être proches de l'islamisme radical. Et cette affaire de complot pourrait être liée à des tensions au sein du régime. En interne, des voix s'élèvent en effet pour critiquer la corruption du gouvernement et réclamer un retour aux valeurs islamiques.

Mais ces derniers temps, le président Béchir semble jouer la carte de l'apaisement. Il a notamment annoncé la semaine dernière la libération des prisonniers politiques.