Mali: début de retrait des troupes françaises


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Au Mali, bientôt quatre mois après le début de l'intervention militaire française, Paris vient d'effectuer un premier retrait de ses hommes déployés dans le pays. L'état-major des armées a annoncé ce retrait, qui porte sur une centaine d'hommes. Pour rappel, quatre mille soldats français sont engagés au Mali dans le cadre de l'opération Serval. Mais ce retrait a avant tout une valeur symbolique.

Ce premier retrait du Mali porte sur une compagnie du premier régiment de chasseurs parachutistes. Ces soldats aguerris ont été désengagés de Tessalit. Ils ont joué un rôle décisif le mois dernier dans la bataille d'Amététaïe, le sanctuaire d'Aqmi, al-Qaïda au Maghreb islamique, dans le nord du Mali.

Ils séjourneront quelques jours dans un hôtel à Paphos à Chypre, où la France a établi son sas de décompression pour les soldats en retour d'opération. Il s'agit d'un retrait symbolique : cent soldats désengagés sur les quelque quatre mille engagés dans l'opération Serval.

Passer le relais

C'est peu, et le ministre de la Défense ne le cache pas. « Nous nous retirons lentement, de façon pragmatique et claire », a ainsi déclaré hier Jean-Yves le Drian. L'annonce permet en effet à la France de signifier qu'elle compte bien passer le relais à la Misma (Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine), et à la force onusienne, qui devrait être opérationnelle dans trois mois.

Ce retrait est par ailleurs conforme au calendrier fixé par le président français la semaine dernière. François Hollande avait évoqué un début de retrait en avril puis deux paliers : une réduction de moitié des effectifs français - soit deux mille hommes au mois de juillet - puis le maintien d'une force de mille hommes à la fin de l'année 2013. Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius l'a confirmé hier : il s'agira d'une force permanente pour lutter contre le terrorisme.

Les forces africaines continuent leur montée en puissance (...). Au fur et à mesure, on leur transfère la responsabilité de certaines zones, comme dans la région de Ménaka la semaine dernière...
Thierry Burkhard
11-10-2013 - Par Olivier Fourt