RDC: le camp Tshisekedi mis en cause dans un nouveau complot contre Kabila

Le président Joseph Kabila aurait été la cible d'un nouveau complot.
© Reuters/Tiksa Negeri

Les autorités congolaises ont encore une fois dénoncé ce jeudi 11 avril un nouveau complot contre le président Kabila et le Premier ministre. Des suspects ont été présentés à la presse. Le mois dernier, d’autres personnes suspectées de vouloir déstabiliser la RDC avaient été ainsi présentées publiquement. Cette fois, l’opposant Eugène Diomi Ndongala est mis en cause, ainsi que le camp de l’opposant Etienne Tshisekedi.

La scène se répète. Déjà le 22 mars, trois suspects étaient exhibés dans la cour du ministère de l’Intérieur devant un petit arsenal de kalachnikovs, lance-roquettes et mitrailleuses. Aujourd’hui, l’arsenal est plus modeste : quelques bouteilles destinées à servir de cocktails Molotov et une seule machette.

Les suspects sont au nombre de 13, presque tous militaires ou policiers, alignés en plein soleil, dont une femme d’un certain âge qui essaie de protester. Parmi eux, on retrouve un attaché de presse de l’opposition qui avait disparu depuis le début de l’année. Il travaillait avec Eugène Diomi Ndongala.

Le bouillant opposant pro-Tshisekedi qui avait vu son immunité parlementaire levée, est poursuivi dans une affaire de viol. Il a été incarcéré mercredi 10 avril et va se retrouver maintenant avec une deuxième inculpation pour complot contre la vie du chef de l’Etat et du Premier ministre, et organisation d’un mouvement insurrectionnel baptisé « impérium ». Un mot que Diomi utilisait souvent pour parler du combat de Tshisekedi.

Egalement poursuivi, un avocat en fuite, Maître Ndala, présenté comme le financier du complot et lui aussi proche d’Etienne Tshisekedi.