L'archevêque de Bangui s'insurge contre les pillages

L'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga.
© AFP/Steve JORDAN

Timide retour au calme ce mardi 16 avril à Bangui, en République centrafricaine, après un week-end durant lequel une vingtaine de personnes ont été tuées lors d'affrontements entre les habitants et des éléments de la Seleka, le mouvement qui vient de prendre le pouvoir. Une réunion a eu lieu entre les autorités locales et le président Michel Djotodia, et il a été décidé de mettre en place très rapidement une opération d'échange d'armes contre de l'argent pour inciter les gens à remettre leurs armes à l'administration. L'archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga s'est rendu dans les quartiers victimes de pillages. Il ne croit pas à l'explication selon laquelle les membres de la Seleka cherchaient des armes. Il témoigne que les pilleurs ont été jusqu'à envahir et saccager un orphelinat.

Les enfants étaient terrés sous les lits. J'ai rencontré les responsables qui m'ont parlé avec des larmes. Dans ces maisons, il n'y a pas d'armes. On accueille que des enfants. Que s'est-il passé ?(...) Finalement, il ne s'agit pas de recherche d'armes. Il s'agit de pillages (...)Tirer des coups de fusil les terrorisent, les met dans un état de psychose totale (...). Je peux crier mon indignation par rapport à cette situation.

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga
16-04-2013 - Par Muriel Pomponne

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