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Centrafrique

Centrafrique: le président Djotodia annonce des mesures contre l'insécurité à Bangui

Michel Djotodia.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le président Djotodia a annoncé ce mardi 16 avril des mesures pour lutter contre l'insécurité à Bangui, alors que les pillages se poursuivent dans certains quartiers. L'ancien chef rebelle a reçu tous les commandants en charge de la sécurité dans la capitale, après les représentants et les élus locaux, ainsi que les syndicats du patronat.

« Nous devons débarrasser la ville des intrus », a déclaré le président Djotodia. Ces intrus, ce sont des proches de l'ancien président François Bozizé, mais aussi, précise-t-il, des membres de la coalition Seleka.

C'est la première déclaration du nouveau chef de l'Etat centrafricain après un week-end particulièrement chaotique. Pillages, tirs dans certains quartiers, les habitants de Bangui contactés par RFI ces derniers jours ont tous fait part de leurs craintes.

En réaction, l'ancien chef rebelle et actuel président a annoncé l'envoi de renforts à Bangui, 500 policiers et 500 gendarmes supplémentaires. Il a aussi évoqué la possibilité de faire appel aux militaires tchadiens pour sécuriser la ville. Michel Djotodia a également parlé du casernement des combattants de la Seleka, 1000 au total, dont certains sont accusés d'être responsables de l'insécurité grandissante dans la ville.

Les hommes de la Seleka seront également cantonnés dans 15 des 16 préfectures
que compte le pays pour « assurer la sécurité des biens et des personnes ». La 16e, celle du Haut Mbomou, dans l'est du pays, est déjà protégée par « des forces ougandaises, des forces américaines et les éléments de l'Union africaine », dans le cadre des opérations de lutte contre l'Armée de résistance du Seigneur, la rébellion ougandaise.

A Boy Rab, la population exaspérée s'en prend à la Seleka

Boy Rab est l'un des quartiers les plus touchés par les violences du week-end : pillages, exactions. Des éléments incontrôlés de la Seleka ont ratissé maison par maison. Mardi, il semble que la population du quartier se soit vengée contre quelques- uns d'entre eux qui avaient été désarmés. Plusieurs témoins en attestent.

« Les forces de la Fomac sont rentrées à Boy Rab, explique l'un d'eux. Ils ont essayé de maîtriser la situation parce qu’il y avait des tirs. Des éléments de la Seleka étaient en train de piller. Quant les Fomacs sont venues, il ya eu des applaudissements parce qu’ils avaient arrêté des éléments de la Seleka pour les désarmer. Quelques personnes ont accepté de rendre les armes, et les autres sont reparties avec les armes dans leurs véhicules (…). Des éléments de la Seleka sont partis à pied, la population s’est alors mise en colère. Les gens ont jeté des pierres. C’est pour ça que j’ai fui le quartier (…).

Combien d'éléments de la Seleka étaient-ils ? Et ont-ils été lynchés à mort ? Sur ces deux points, les témoignages varient. Ils s'entendent en revanche sur le fait que la Seleka a ensuite repris le contrôle du quartier sans ménagement.

RFI
 

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