Centrafrique: à peine créé, le CNT déjà contesté

Michel Djotodia, l'ancien chef rebelle, a été élu président de la RCA le 13 avril 2013.
© REUTERS/Alain Amontchi

Le Conseil national de transition en Centrafrique est au complet : les 105 membres sont désignés et le bureau élu. La mise en place de cet organe, censé jouer le rôle d'assemblée, avait été exigée par les chefs d'Etat d'Afrique centrale le 3 avril dernier. Ils avaient donné 15 jours aux nouvelles autorités à Bangui pour en terminer avec ce chantier institutionnel. Le prochain sommet a lieu jeudi 18 avril. Or les conditions de désignation des membres du CNT suscitent de nombreuses polémiques.

Officiellement, le contrat est respecté. Il y a bien des représentants des différents corps constitués : les partis politiques, les femmes, les jeunes, les institutions religieuses, les syndicats entre autres. Mais, selon plusieurs sources, il y aurait un décalage très net entre les listes de noms envoyées par ces corps constitués et les membres finalement désignés pour participer au CNT.

A titre d'exemple, sur les 50 noms fournis par la société civile, 28 ont été validés, les 22 autres ont été purement et simplement remplacés. Alors, chez les jeunes, les femmes, les élus locaux, on se plaint de ce « tripotage » des listes.

Des proches du président Djotodia

Et même à l'intérieur du Conseil, certains membres sont bien conscients de ce défaut de représentativité. Ils parlent également de l'inexpérience de leurs confrères. Beaucoup sont des inconnus de la scène politique, économique et sociale nationale, explique l'un des membres de ce CNT centrafricain.

Il y a aussi le cas du bureau. Ceux qui ont été élus seraient des proches, voire des membres de la famille du président Djotodia. « Ce sont les mêmes méthodes que celles de Bozizé », répètent tous les déçus de ce tout nouveau Conseil national de la transition.

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