France: les responsables de l’Arche de Zoé remis en liberté avant le procès en appel

Eric Breteau et Emilie Lelouch, les responsables de l'Arche de Zoé, condamnés en première instance à trois ans de prison et incarcérés depuis février, ont été mis en liberté sous contrôle judiciaire. Le procès en appel est fixé à la deuxième quinzaine de novembre.
En 2007, les fondateurs de l’Arche de Zoé avaient tenté d’exfiltrer du Tchad des enfants alors présentés comme des orphelins du Darfour.
En février dernier, Eric Breteau, 42 ans, et sa compagne Emilie Lelouch, 37 ans, avaient été condamnés en première instance à trois ans de prison, dont deux fermes, pour « escroquerie », « exercice illicite de l’activité d’intermédiaire à l’adoption » et « tentative d’aide à l’entrée ou au séjour de mineurs en situation irrégulière ». Ils ont fait appel de ces condamnations.
Liberté sous contrôle judiciaire
Dans l’attente du procès en appel, la défense des deux fondateurs de l’Arche de Zoé avait déposé une demande de remise en liberté sous contrôle judiciaire. Demande à laquelle la justice a répondu favorablement. Eric Breteau et Emilie Lelouch ont donc être libérés, ce jeudi 18 avril.
« C’est une grande satisfaction. Ils étaient maintenus en détention depuis deux mois. Nous avions fait le projet d’une demande de mis en liberté qui a été accepté par la cour avec beaucoup de sagesse, et en respect des dispositions en matière de détention provisoire », se félicite Me Céline Lorenzon, leur avocate.
La défense promet d'éclaircir les zones d'ombres du dossier
Elle dit également attendre la suite de la procédure avec une relative confiance. L’audience en appel doit se tenir du 20 au 29 novembre prochain, pour une évocation du fond du dossier. « Je pense qu’il y a beaucoup de zones d’ombres dans ce dossier. Mes clients apporteront, je l’espère, la lumière, notamment sur leurs intentions et sur le déroulement exact de cette opération », explique l’avocate au micro de RFI.
Elle insiste également sur le fait que « leur état d’esprit, c’est d’assumer ce qu’ils ont fait, et ce qu’ils n’ont pas fait. De pouvoir s’expliquer enfin devant la cour. »
Le couple devait quitter ce jeudi 18 avril la prison de Fresnes, près de Paris, pour être ensuite hébergé dans une résidence d’artiste à La Rochelle, en attendant la tenue du procès en appel.

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