Les ex-otages français libérés sont à Yaoundé, heureux, mais exténués


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Les autorités camerounaises ont annoncé, ce vendredi 19 avril, à RFI, la libération de la famille Moulin-Fournier, enlevée le 19 février dernier. L'Elysée a ensuite confirmé cette libération. Les désormais ex-otages sont arrivés ce vendredi à l’ambassade de France à Yaoundé, où ils sont apparus amaigris et fatigués, mais heureux de retrouver la liberté.

Les trois adultes et les quatre enfants sont en bonne santé. Ils vont bien, ils sont très amaigris, mais évidemment très heureux. Le père de famille, Tanguy Moulin-Fournier, l'a dit dans sa première déclaration. Il a notamment remercié le président camerounais, Paul Biya. Il également assuré que les enfants allaient bien.

Les otages devraient repartir dès ce vendredi soir en direction de Paris avec le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Celui-ci est attendu en fin de journée à Yaoundé, pour un retour en France prévu ce samedi 20 avril au petit matin. Là, ils retrouveront leurs familles à l'aéroport de Villacoublay.

Ce que l’on sait de la libération

On a entendu François Hollande insister sur la nécessité de maintenir la discrétion et le secret autour de ce genre d'affaires. Tous les Etats impliqués - la France, le Nigeria et le Cameroun - restent effectivement absolument silencieux sur les circonstances de ces libérations. Laurent Fabius devrait cependant en dire plus, à son arrivée à Yaoundé, ce vendredi.

Selon une source du nord du Cameroun, les choses ont commencé à bouger dimanche 14 avril. Ce que l'on sait avec certitude, c'est que les otages ont été libérés dans la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 avril, au Nigeria.

Le poids du Cameroun dans le dénouement de la prise d'otage

Edition spéciale sur la libération des otages - Première partie
11-10-2013 - Par RFI
Edition spéciale sur la libération des otages - Deuxième partie
11-10-2013 - Par RFI

Un avion militaire est arrivé dans le même temps à Maroua, capitale de la région du Nord du Cameroun. Il est reparti tôt ce vendredi matin pour Yaoundé, pendant que le gouvernement camerounais annonçait officiellement la bonne nouvelle.

Selon la correspondante de RFI à Lagos, ce serait par un « canal camerounais » que s'est négocié le dénouement de la prise d’otages. Le Nigeria aurait été écarté des négociations. D’ailleurs, les autorités nigérianes n'avaient toujours pas confirmé cette libération, en début d’après-midi ce vendredi.

Pour rappel, les sept Français avaient été enlevés le 19 février à Dabanga, une petite ville du nord du Cameroun, à la frontière avec le Nigeria, alors qu'ils allaient visiter un parc national. Boko Haram avait revendiqué le rapt. C’est la première fois que la secte islamiste nigériane prenait des Occidentaux en otage.

 

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