Dans une RCA contrôlée par la Seleka, le lent redémarrage de l'économie

Des combattants de la Seleka en patrouille à Bangui, le 26 mars 2013.
© REUTERS/Alain Amontchi

En République centrafricaine, trois semaines après la prise du pouvoir par la Seleka, l'économie tourne encore au ralenti. Les banques ont été les premières cibles des pillages à Bangui. Pour leur sécurité, beaucoup restent encore fermées. Et celles qui ont rouvert n'ont pas repris toutes leurs activités. En RCA, réaliser des opérations bancaires demeure compliqué. Les retraits sont toujours limités à 200 000 francs Cfa.

A Bangui, retirer de l’argent en liquide relève du casse-tête. Et en ce qui concerne les transferts d’argent réalisés par une société spécialisée, l’activité redémarre doucement. Thierry Delpech directeur régional de Moneygram pour l’Afrique centrale, l'assure : « Nous avons un partenaire pour l’industrie et le commerce, qui a rouvert le service uniquement sur son siège social, donc sur l’agence centrale. Actuellement, les banques travaillent et le transfert d’argent a repris. »

Loïc est un habitant de Bangui. Il envoie régulièrement de l’argent à sa petite sœur au Burkina Faso. Il en reçoit en provenance de France. Selon lui, réaliser des opérations bancaires, des transferts ou retraits de monnaie n’est pas si évident : « Ca fonctionne mais il faut sortir à 5 heures du matin pour arriver là-bas. Et une fois arrivé là-bas, il faut faire la queue, et qui sait dans la journée si on sera même servi ? Parfois, à 12 heures, eux, ils ferment la banque. »

Vue de France, la situation ne semble pas meilleure. Impossible pour Eric d’envoyer de l’argent à sa famille restée à Bangui. « Quand je me suis rendu directement au niveau de Western Union, explique-t-il, j’ai attendu au moins une demi-heure. Et là, une dame m'a dit : "non Monsieur. Vous savez, tous les transferts sur Bangui sont bloqués jusqu’à nouvel ordre et ceci depuis le 25 mars". »

De son côté, Western Union assure que le retour à la normale est en cours.

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