Congo-Brazzaville: la communauté tchadienne se dit victime d’arrestations arbitraires
La communauté tchadienne installée au Congo-Brazzaville dit être victime d'arrestations arbitraires. Elle dénonce des dizaines d'arrestations à Brazzaville, la capitale, mais aussi à Oyo, la ville natale de Denis Sassou Ngesso. Idem dans d'autres localités. Selon la police, il s'agit d'une vaste opération de lutte contre l'insécurité et de contrôles d'identité sur toute l'étendue du territoire.
Depuis plusieurs jours, la communauté tchadienne au Congo-Brazzaville s’interroge. Pourquoi est-elle devenue la cible de la police congolaise. « A Brazzaville, témoigne Abderamane, qui habite la capitale, en moins de cinq minutes, ils sont rentrés dans une ruelle, là où se trouvent des communautés tchadienne et centrafricaine. A l’extérieur de Brazzaville, à Oyo par exemple, il y a des menaces partout. On ne sait pas pourquoi on arrête les Tchadiens. On ne sait pas mais c’est uniquement les Tchadiens. Vraiment, nous avons peur ».
Du côté de la police, on dément cibler une communauté en particulier. « Non, explique le colonel Jean Eve Allaqua, porte-parole de la police congolaise, nous ne nous en prenons pas à une communauté particulière. Simplement, en raison d’un certain nombre d’indications relatives à des actes d’insécurité, nous procédons à des contrôles d’identité dans différentes localités dans notre pays. Quelques individus ont donc été arrêtés et qui s’avèrent être des Tchadiens. On a établi à leur égard le fait qu’ils ne soient pas réguliers chez nous, ils vont être rapatriés chez eux. »
La police congolaise n’est pas en mesure de faire un bilan des opérations en cours, opérations qui se poursuivront sur toute l’étendue du territoire national.

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(1) Réaction
La police ne peut pas arguer
La police ne peut pas arguer réagir suite à des indications relatives à des actes d'insécurité quand ces soi-disant actes d'insécurité ne sont pas connus et ne sont même pas évoqués par les médias ou ne nourrissent pas un certain agacement des populations qui les vivraient. En plus, que fait-on de l'intégration sous-régionale quand des ressortissants de la zone Cemac ne peuvent pas vivre librement et paisiblement dans un des pays membres? Comme le laissent courir des bruits, ces arrestations arbitraires ciblées contre la seule communauté tchadienne sont l'oeuvre des services secrets congolais et tchadiens pour le compte d'Idriss Déby Itno qui ne veut point de Tchadiens libres de pensée et d'action à l'intérieur comme à l'extérieur du Tchad. Voilà ce à quoi peut nous apporter l'intervention des forces tchadiennes au Mali, une sorte de silence et de caution de la communauté internationale face aux actes criminels du pouvoir de N'djaména en échange de sa présence au Mali...