Au Mali, la tenue d'élections en juillet semble toujours plus prématurée


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Le gouvernement de transition veut organiser les élections début juillet. Mais tout le nord du Mali n’est pas libéré : la ville de Kidal est toujours contrôlée par le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et les forces maliennes n’ont toujours pas pu y pénétrer. Dans le reste du nord du pays, la situation n’est pas évidente non plus.

Si la date du 7 juillet était confirmée pour la tenue du premier tour de la présidentielle, le collège électoral serait en principe convoqué dans une semaine. Mais ce schéma est quasiment impossible : les listes électorales ne sont pas du tout prêtes. Les commissions administratives qui doivent plancher sur ces listes ont accusé un important retard. Conséquence : la Délégation générale aux élections (DGE), chargée d’établir le fichier électoral final, ne tourne pas encore à plein régime. En tout cas, elle attend toujours les documents de ces commissions administratives.

Avec ces ratés déjà enregistrés par la machine électorale du Mali, l'autre conséquence, c’est que les cartes d’électeurs seront très difficilement prêtes pour le 7 juillet. D'autant que cette fois-ci, chaque électeur aura sa photo sur sa carte. De quoi éviter des fraudes massives.

Autre problème : le vote des déplacés, mais surtout des Maliens réfugiés dans les pays voisins. Ce mardi 30 avril, une délégation officielle malienne séjourne à Niamey au Niger pour justement voir comment les Maliens sur place pourraient voter. Et selon un membre de la délégation malienne, il n’est pas du tout possible d’organiser le vote pour le 7 juillet à Niamey pour les Maliens qui y résident de gré ou de force.

On s'est mis tout de suite à reconstruire la mairie de Gao car on veut vraiment aller aux élections.
A Gao, on veut croire que la présidentielle aura bien lieu en juillet
11-10-2013 - Par David Baché

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