Cameroun: le Sénat au complet


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Le Sénat camerounais est désormais au complet. Le président Paul Biya a nommé par décret 30 sénateurs mercredi 8 mai tandis que 70 autres avaient été élus mi-avril. A cette occasion, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) au pouvoir avait remporté l'essentiel des sièges aux côtés du Social Democratic Front (SDF), seule principale formation de l'opposition à obtenir des fauteuils.

Sur les 30 sénateurs nommés par Paul Biya, 26 appartiennent à la mouvance présidentielle. Les quatre sièges restants sont répartis entre le Mouvement des républicains (MDR) de Dakolé Daïssala, l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) de Bello Bouba Maïgari, le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d'Issa Tchiroma Bakary et enfin l’Alliance nationale pour la démocratie et le progrès (ANDP) de Amadou Moustapha.

Toutes sont des formations alliées au pouvoir ou revendiquant leur soutien au président Biya. L'Union démocratique du Cameroun (UDC) d'Adamou Ndam Njoya, qui n’avait rien obtenu lors du scrutin de la mi-avril, ne décroche quant à lui qu’un siège de sénateur suppléant, qui plus est suppléant d’un membre du RDPC. Un geste perçu comme une gifle par ce parti, qui a déjà déclaré qu’il rejetait cette nomination.

Pour le reste, pas moins d’une dizaine de chefs traditionnels, tous fidèles au président, raflent un siège : le Lamido de Rey Bouba, Aboubakary Abdoulaye et le sultan des Bamouns, Ibrahim Mbombo Njoya des Bamouns, pour ne citer qu’eux.

Plusieurs anciens ministres et un ancien Premier ministre, Peter Mafany Musongue, ont été nommés. Autant d’hommes du sérail, dont plusieurs octogénaires et même un nonagénaire.

Les vénérables au grand complet se réuniront pour la première fois mardi 14 mai pour prendre officiellement fonction pour cinq ans. Selon la Constitution, le Sénat élit, à l’ouverture de sa première session ordinaire, son président et son bureau. Un choix très attendu puisque c’est le numéro un du Sénat qui a la charge de conduire l’intérim du pouvoir en cas de vacance de la présidence de la République.

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