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Mali

Fichier électoral, opérateur: le Mali s'organise pour tenir ses élections en juillet


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Le gouvernement malien a adopté le projet de modification de la loi électorale pour organiser les futures élections toujours annoncées pour le mois de juillet prochain. Beaucoup de questions restent a régler, notamment celles qui concernent l'organisation du vote pour les déplacés et les réfugiés. Un bon point : le fichier électoral et l’opérateur font consensus pour l'instant.

Le fichier électoral biométrique a été constitué a partir du Ravec, le recensement administratif de la population effectué il y a trois ans. Y figurent des données d’état civil ainsi que la photo et l'empreinte digitale du citoyen malien.

Les cartes d’identité nationale baptisées NINA, qui feront office également de cartes d’électeurs, seront imprimées à partir de ces éléments. Problème encore non résolu : l’entrée dans le fichier des mineurs enregistrés sans photo et sans empreinte et qui sont aujourd'hui en âge de voter.

Selon des sources bien informées, ils seraient près de 350 000. Combien de temps prendra leur intégration ? Quel impact cela aura-t-il sur le chronogramme pour tenir les élections prévues en juillet prochain ? Autre question technique : quel sera le mode opératoire pour le vote des déplacés et des réfugiés ?

Y aura t-il une coopération avec le Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR), qui a recensé de manière biométrique les réfugiés ?

A ces questions, toutes les réponses n'ont pas été données. L’opérateur retenu, Safran Morpho (ex-Sagem), indique qu'un mois sera nécessaire pour imprimer 9 millions de cartes. Les partis politiques regroupés dans le font anti putsch souhaitent qu'un cadre permanent de dialogue et de concertation avec le gouvernement de transition soit rapidement mis en place.

L'idée, c'est de faire en sorte que les règles du jeu soient définies de manière consensuelle. Ce serait la meilleure garantie pour que les futures élections ne débouchent pas sur des contestations.


Une réunion du comité restreint des chefs d'état-major de la Cédéao s'est tenu ce samedi à Abidjan. Il s'agissait de tirer un premier bilan de la Misma, la Mission d'intervention ouest-africaine au Mali, et de réfléchir à la manière dont elle pourrait passer sous bannière onusienne. Le ministre ivoirien de la Défense est confiant.

Nous sommes déterminés. Le Conseil de sécurité lui-même, qui représente la position du monde entier, a voté une résolution, et donc nous avons le devoir de la mettre en œuvre
Paul Koffi Koffi
11-10-2013 - Par Maureen Grisot

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