Tunisie: «La France aux côtés de la démocratie tunisienne»

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.
© REUTERS/Bobby Yip

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est rendu, ce mardi 14 mai, en Tunisie pour évoquer le processus démocratique dans ce pays dirigé par les islamistes. Une visite destinée à préparer le premier déplacement sur le sol tunisien du président François Hollande. Le chef de la diplomatie française a affirmé la volonté de Paris d’accompagner la Tunisie sur le chemin de la démocratie.

Lors de cette visite éclair, Laurent Fabius – la plus haute personnalité à se rendre en Tunisie depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, il y a un an – s’est entretenu avec son homologue Othman Jarandi, avec le président de l’Assemblée constituante, Mustapha Jaafar, et le président de la République, Moncef Marzouki.

À l’issue d’un entretien avec le chef du gouvernement, Ali Larayedh – membre du parti islamiste Ennahda, au pouvoir depuis les élections d’octobre 2011 – le ministre français des Affaires étrangères a déclaré avoir « transmis un message d’amitié, de soutien et d’admiration de ce qu’a fait le peuple tunisien », en référence à la révolution du Printemps arabe qui a chassé l’ex-président Ben Ali, le 14 janvier 2011.

Joint à Tunis par la chaîne française, BFM TV, Laurent Fabius, a tenu à mettre l’accent sur les groupes terroristes qui opèrent autour de la Tunisie « notamment en Libye qui est en ce moment dans une situation très difficile », a-t-il précisé. Le chef de la diplomatie française a fait aussi allusion à « ce qui s’est passé au Mali » en soulignant le risque que « ces groupes remontent vers la Tunisie ».

« Nous avons beaucoup parlé de cela, à la fois avec le président de la République, avec le Premier ministre et d’autres ministres pour dire que nous étions tous solidaires – nous les démocraties – dans cette défense contre les terroristes », a-t-il informé, avant de conclure : « Nous sommes aux côtés de la démocratie tunisienne ».

Laurent Fabius a, par ailleurs, fait savoir qu'il avait discuté, avec les autorités tunisiennes, des initiatives communes qui pourraient être prises pour lutter contre ces groupes terroristes. Des questions qui seront au cœur de la visite du président français, François Hollande, prévue pour le mois de juillet.

Les relations entre Tunis et Paris se sont améliorées depuis les dernières élections françaises qui ont porté la gauche au pouvoir. Auparavant, les relations entre les deux pays étaient plutôt mises à mal par le soutien apporté par la France au régime de Ben Ali, jusqu’à sa chute.

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