Kenya: William Ruto fait profil bas devant la CPI

William Ruto, vice-président du Kenya, dans la salle d'audience de la CPI, le mardi 14 mai 2013.
© REUTERS/Lex van Lieshout/Pool

Mardi 14 mai, le vice-président kenyan était à La Haye devant les juges de la CPI pour une audience technique destinée à préparer son procès pour crimes contre l'humanité. William Ruto est accusé d'avoir attisé les violences post-électorales de 2007-2008. Son procès est censé s'ouvrir le 28 mai, mais la défense a demandé mardi un report, et l'accusation ne s'y oppose pas. La réponse des juges doit être connue ce mercredi. En attendant, William Ruto a donc fait le déplacement de Nairobi à La Haye, histoire de montrer qu'il est prêt à coopérer avec la Cour.

Il y a quelques jours déjà, il assurait n'être pour rien dans la récente lettre du Kenya à l'ONU, lettre par laquelle le Kenya demandait au Conseil de sécurité la fin immédiate des poursuites contre son président et son vice-président.

Un pas de plus a été franchi mardi. Le vice-président kenyan est allé jusqu'à La Haye afficher son respect pour les juges, lors d'une audience préparatoire à son procès. « Je me suis soumis à cette juridiction quand cela m'était demandé, a-t-il affirmé devant ses juges, et je continuerai à le faire à l'avenir. Parce que le président du Kenya et moi-même croyons dans le règne de la loi, nous croyons que la vérité et la justice doivent être trouvées. »

Aménagements

En même temps, les avocats de William Ruto demandent des aménagements sur la question de la présence de l'accusé lors du procès qui s'étalera sur plusieurs mois.

« M. Ruto a des responsabilités en tant que vice-président, il faut trouver un équilibre entre son respect pour la Cour, et ses devoirs constitutionnels envers le peuple kenyan », plaide en subtance Me Karim Khan. Il suggère que William Ruto participe aux moments forts du procès, l'ouverture, la clôture, quand les juges le demandent, et qu'il puisse être représenté le reste du temps par ses avocats.

L'accusation est contre. Elle exige la présence physique de l'accusé tout au long du procès. « La justice doit être entendue, et elle doit être vue », dit le bureau du procureur.

Et sur cette question des aménagements, la réponse des juges est également attendue. L'audience reprend ce mercredi.

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